Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-04-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 10 avril 1858 10 avril 1858
Description : 1858/04/10 (A3,N44). 1858/04/10 (A3,N44).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62030901
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
SAMEDI 10 AVRIL. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 188
celle du Cap. Ces steamers ont dans ce port des dépôts con-
sidérables de charbon de terre importé de l'Angleterre par
des navires de toutes les nations, qui d'Aden relèvent pour
Bombay, afin de prendre charge;
On estime que les quantités de houille qui y sant importées
flrlriuéllerilènt pour le service de ces paquebots, et qui en 1850
ne dépassaient pas vingt mille tonneaux, s'élèvent aujourd'hui à
près de sôiiante-cinq mille, dont trente-cinq mille au moins
sont destinés à la Compagnie péninsulaire et orientale.
Les Anglais ont été préoccupés, dès les premiers temps de
leur prise de possession d'Aden, d'assurer cette place précieuse
a tant de titres, contre toute attaque, soit du côté des Arabès,
soit de la part de tout autre ennemi. Mais outre cette solli-
citude toute naturelle, ils n'ont jamais oublié non plus que la
but principal de leurs efforts dans la mer Rouge devait être
d'étendre leur influence sur toutes les populations qui habitent
ses rivages, afin d'être dans un avenir prochain maîtres de
cette admirable voie de communication entre l'Angleterre et
les Indes. Avec la persistance que le gouvernement britannique
apporte à marcher dans la voie qu'il s'est primitivement tracée,
rien n'a été négligé pour gagner ou intimider les chefs des
plus faibles tribus aussi bien que les chefs des plus redou-
tables.
De nombreux agents, avec ou sans caractère officiel, ont
pénétré dans tous les centres de population et ont, tantôt avec
de l'or, tantôt avec des menaces restées rarement sans effet,
obtenu un pouvoir dont on pourra tirer parti un jour ou
l'autre. En même temps qu'elle expédie dans tous les sens
des émissaires dévoués et pour la plupart habiles j l'admini-
stration d'Aden cherche par tous les moyens possibles à en-
traver les recherches des voyageurs étrangers et à s'éclairer
sur les démarches des rares navires de guerre qui viennent
explorer la mer Rouge, surtout lorsque ces voyageurs et ces
bâtiments sont français. Pour ces derniers, ils ne pourraient
guère mettre à la voile d'Aden sans être suivis par des navires
anglais ou par des boutres frétés tout exprès, qui auraient pour
mission de surveiller tous leurs mouvements et d'en rendre
compte. On pourrait se contenter cependant des rapports des
pilotes ou interprètes qu'ils sont obligés de prendre dans ces
eaux dangereuses, pilotes et interprètes qui dépendent presque
tous de la Compagnie des Indes. On a établi, sur tous les points
où ils pourraient aborder, un système d'espionnage qui ne
laisserait ignorer aucun de leurs pas, aucune des paroles de
leurs commandants.
Quant aux voyageurs, on a employé un système plus simple.
On a défendu aux chefs des deux côtes de les accueillir, sous
peine d'encourir le déplaisir de l'Angleterre. Ce n'est pas sans
avoir des données personnelles que j'avance un fait sem-
blable.
Je puis citer un voyageur qui faisant visite, en 1855, à un
sultan de ces parages, lui avait manifesté le désir de faire de
sa ville le point de départ de ses excursions dans l'intérieur
du pays. Le sultan hésita longtemps à répondre à cette com-
munication ; puis il finit par avouer qu'il avait reçu d'un haut
personnage d'Aden la défense la plus formelle de protéger
tout voyageur qui passerait sur son territoire pour se rendre
en Abyssinie, et l'ordre de faire son possible pour l'entraver.
Cette communication n'étonnait en rien le voyageur, et il passa
outre. Mais il crut devoir représenter à ce chef que le bras
des puissances européennes est assez puissant pour protéger
leurs enfants partout où ils se trouveraient.
« Tu me parles de la grandeur de ton pays, répondit le sul-
» tan au voyageur, je veux bien y croire; mais que nous im-
» porte votre puissance? C'est à peine si à des époques éloignées
» nous voyohs votre pavillon, tandis que l'Angleterre est là
toujours présente, toujours active) nous opprimàntOu nous
D récompensant selon que nous cherchons à lui désobéir, ou
» que nous nous soumettons à ses ordres. Si j'ericeurs sa
» colère, est-ce ton pays qui me protégera? * Puife confiant à
son interlocuteur combien ce joug étranger était lourd, il
lui exprima le désir de voir s6 former des établissements euro-
péens qui offrissent des appuis contre tant d'exigences.
Autre exemple que je puis ajouter à celui-là. Un autre
voyageur qui avait séjourné à Aden à plusieurs reprises * avait
pris l'habitude, chaque fois qu'il avaitl'intention de s'absenter;
d'aller prendre congé du gouverneur et de lui dire où il comptait
, se rendre. Le voyageur ayant apptis que cet aète de pure
courtoisie de sa part n'avait pas empéËhé une enquête sécrète
d'avoir lieu sur le but de ses voyagest partit une nuit sans
aucun avis préalable. Aussitôt celles des personnes avec les-
quelles il se trouvait en rapports habituels furent sommées
par le chef magistrat d'Aden de déclarer ce qu'elles pouvaient
savoir sur les motifs de ce départ nocturne et précipité; et
leurs réponses n'ayant- pas paru satisfaisantes, elles devinrent
l'objet d'une surveillance active à laquelle le retour seul du
voyageur vint mettre un terme.
Grâce à ses absences répétées, on ne l'avait pris pour rien
moins que pour un agent secret du gouvernement français, et
on avait supposé qu'il s'était rendu au-devant d'un bâtiment
de guerre, la Sibylle, attendu depuis quelques semaines.
Je puis vous garantir la vérité de ce fait qui est assez
caractéristique; mais je passe et j'en arrive à des faits d'un
autre ordré.
Ile Pétim. — La prise de possession de Périm à été, on
peut dire, la première manifestation publique de cette ambi-
tion. Sous prétexte d'établir un phare dans cette île qui com-
mande le détroit de Bab-el-Mandeb, on y a sans bruit
commencé des fortifications et on finira par s'y établir d'une
manière solide. C'est ce que peuvent vous dire tous les voya-
geurs qui ont dû depuis peu passer entre Périm et la roche
du Pilote.
Une autre occasion a été bientôt offerte de faire un pas non
moins important dans cette ligne de conduite. Quelques offi-
ciers anglais ayant tenté, il y a trois ans, de pénétrer par
Berbérah dans l'intérieur, furent victimes de leur imprudence ;
ce port fut immédiatement bloqué et cet état de choses durd
jusqu'à ce que les chefs de Berbérah eussent consenti à faire
avec la Compagnie des Indes un traité de commerce qui 1rs
met dans sa dépendance. Ce traité date du mois de janvier 1857*
Il a un an à peine.
Déjà, pour surveiller l'exécution de ce traité, qui entre
autres choses défend le commerce des esclaves f un poste
anglais de quelques hommes s'est établi, pendant toute la durée
de la foire, sur la côte qui commande le port. Il n'est que trop
probable que ce poste sera graduellement augmenté et qu'il
deviendra nécessaire de construire un fort pour sa sûreté. J'ai
dit plus haut que Berbérah est le port le plus important, sous
le rapport du commerce, de toute cette partie de la côte afri-
caine.
Ile Camaran. - Plus loin, dans le nord, vis-à-vis de
Lohéia, 15° 20' de latitude nord, 40° 9' longitude est, l'île
Camaran a également excité la convoitise de la Compagnie
des Indes.
Cette île est aujourd'hui un lieu de dépôt pour les mal-
faiteurs condamnés par le pacha d'Hodéidah ; quelques pêcheurs
de perles y sont également établis.
L'île Camaran est inculte; mais elle possède un port très-
celle du Cap. Ces steamers ont dans ce port des dépôts con-
sidérables de charbon de terre importé de l'Angleterre par
des navires de toutes les nations, qui d'Aden relèvent pour
Bombay, afin de prendre charge;
On estime que les quantités de houille qui y sant importées
flrlriuéllerilènt pour le service de ces paquebots, et qui en 1850
ne dépassaient pas vingt mille tonneaux, s'élèvent aujourd'hui à
près de sôiiante-cinq mille, dont trente-cinq mille au moins
sont destinés à la Compagnie péninsulaire et orientale.
Les Anglais ont été préoccupés, dès les premiers temps de
leur prise de possession d'Aden, d'assurer cette place précieuse
a tant de titres, contre toute attaque, soit du côté des Arabès,
soit de la part de tout autre ennemi. Mais outre cette solli-
citude toute naturelle, ils n'ont jamais oublié non plus que la
but principal de leurs efforts dans la mer Rouge devait être
d'étendre leur influence sur toutes les populations qui habitent
ses rivages, afin d'être dans un avenir prochain maîtres de
cette admirable voie de communication entre l'Angleterre et
les Indes. Avec la persistance que le gouvernement britannique
apporte à marcher dans la voie qu'il s'est primitivement tracée,
rien n'a été négligé pour gagner ou intimider les chefs des
plus faibles tribus aussi bien que les chefs des plus redou-
tables.
De nombreux agents, avec ou sans caractère officiel, ont
pénétré dans tous les centres de population et ont, tantôt avec
de l'or, tantôt avec des menaces restées rarement sans effet,
obtenu un pouvoir dont on pourra tirer parti un jour ou
l'autre. En même temps qu'elle expédie dans tous les sens
des émissaires dévoués et pour la plupart habiles j l'admini-
stration d'Aden cherche par tous les moyens possibles à en-
traver les recherches des voyageurs étrangers et à s'éclairer
sur les démarches des rares navires de guerre qui viennent
explorer la mer Rouge, surtout lorsque ces voyageurs et ces
bâtiments sont français. Pour ces derniers, ils ne pourraient
guère mettre à la voile d'Aden sans être suivis par des navires
anglais ou par des boutres frétés tout exprès, qui auraient pour
mission de surveiller tous leurs mouvements et d'en rendre
compte. On pourrait se contenter cependant des rapports des
pilotes ou interprètes qu'ils sont obligés de prendre dans ces
eaux dangereuses, pilotes et interprètes qui dépendent presque
tous de la Compagnie des Indes. On a établi, sur tous les points
où ils pourraient aborder, un système d'espionnage qui ne
laisserait ignorer aucun de leurs pas, aucune des paroles de
leurs commandants.
Quant aux voyageurs, on a employé un système plus simple.
On a défendu aux chefs des deux côtes de les accueillir, sous
peine d'encourir le déplaisir de l'Angleterre. Ce n'est pas sans
avoir des données personnelles que j'avance un fait sem-
blable.
Je puis citer un voyageur qui faisant visite, en 1855, à un
sultan de ces parages, lui avait manifesté le désir de faire de
sa ville le point de départ de ses excursions dans l'intérieur
du pays. Le sultan hésita longtemps à répondre à cette com-
munication ; puis il finit par avouer qu'il avait reçu d'un haut
personnage d'Aden la défense la plus formelle de protéger
tout voyageur qui passerait sur son territoire pour se rendre
en Abyssinie, et l'ordre de faire son possible pour l'entraver.
Cette communication n'étonnait en rien le voyageur, et il passa
outre. Mais il crut devoir représenter à ce chef que le bras
des puissances européennes est assez puissant pour protéger
leurs enfants partout où ils se trouveraient.
« Tu me parles de la grandeur de ton pays, répondit le sul-
» tan au voyageur, je veux bien y croire; mais que nous im-
» porte votre puissance? C'est à peine si à des époques éloignées
» nous voyohs votre pavillon, tandis que l'Angleterre est là
toujours présente, toujours active) nous opprimàntOu nous
D récompensant selon que nous cherchons à lui désobéir, ou
» que nous nous soumettons à ses ordres. Si j'ericeurs sa
» colère, est-ce ton pays qui me protégera? * Puife confiant à
son interlocuteur combien ce joug étranger était lourd, il
lui exprima le désir de voir s6 former des établissements euro-
péens qui offrissent des appuis contre tant d'exigences.
Autre exemple que je puis ajouter à celui-là. Un autre
voyageur qui avait séjourné à Aden à plusieurs reprises * avait
pris l'habitude, chaque fois qu'il avaitl'intention de s'absenter;
d'aller prendre congé du gouverneur et de lui dire où il comptait
, se rendre. Le voyageur ayant apptis que cet aète de pure
courtoisie de sa part n'avait pas empéËhé une enquête sécrète
d'avoir lieu sur le but de ses voyagest partit une nuit sans
aucun avis préalable. Aussitôt celles des personnes avec les-
quelles il se trouvait en rapports habituels furent sommées
par le chef magistrat d'Aden de déclarer ce qu'elles pouvaient
savoir sur les motifs de ce départ nocturne et précipité; et
leurs réponses n'ayant- pas paru satisfaisantes, elles devinrent
l'objet d'une surveillance active à laquelle le retour seul du
voyageur vint mettre un terme.
Grâce à ses absences répétées, on ne l'avait pris pour rien
moins que pour un agent secret du gouvernement français, et
on avait supposé qu'il s'était rendu au-devant d'un bâtiment
de guerre, la Sibylle, attendu depuis quelques semaines.
Je puis vous garantir la vérité de ce fait qui est assez
caractéristique; mais je passe et j'en arrive à des faits d'un
autre ordré.
Ile Pétim. — La prise de possession de Périm à été, on
peut dire, la première manifestation publique de cette ambi-
tion. Sous prétexte d'établir un phare dans cette île qui com-
mande le détroit de Bab-el-Mandeb, on y a sans bruit
commencé des fortifications et on finira par s'y établir d'une
manière solide. C'est ce que peuvent vous dire tous les voya-
geurs qui ont dû depuis peu passer entre Périm et la roche
du Pilote.
Une autre occasion a été bientôt offerte de faire un pas non
moins important dans cette ligne de conduite. Quelques offi-
ciers anglais ayant tenté, il y a trois ans, de pénétrer par
Berbérah dans l'intérieur, furent victimes de leur imprudence ;
ce port fut immédiatement bloqué et cet état de choses durd
jusqu'à ce que les chefs de Berbérah eussent consenti à faire
avec la Compagnie des Indes un traité de commerce qui 1rs
met dans sa dépendance. Ce traité date du mois de janvier 1857*
Il a un an à peine.
Déjà, pour surveiller l'exécution de ce traité, qui entre
autres choses défend le commerce des esclaves f un poste
anglais de quelques hommes s'est établi, pendant toute la durée
de la foire, sur la côte qui commande le port. Il n'est que trop
probable que ce poste sera graduellement augmenté et qu'il
deviendra nécessaire de construire un fort pour sa sûreté. J'ai
dit plus haut que Berbérah est le port le plus important, sous
le rapport du commerce, de toute cette partie de la côte afri-
caine.
Ile Camaran. - Plus loin, dans le nord, vis-à-vis de
Lohéia, 15° 20' de latitude nord, 40° 9' longitude est, l'île
Camaran a également excité la convoitise de la Compagnie
des Indes.
Cette île est aujourd'hui un lieu de dépôt pour les mal-
faiteurs condamnés par le pacha d'Hodéidah ; quelques pêcheurs
de perles y sont également établis.
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