Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-04-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 avril 1858 10 avril 1858
Description : 1858/04/10 (A3,N44). 1858/04/10 (A3,N44).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62030901
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
ID2 L'ISTHME DE SUEZ, - SAMEDI 10 AVRILi
délitant plus fâcheuse que rien n'égale là Beauté de cè lac
d'une grande profbndeur, et qui formerait sans cela un des
plus beaux ét dés pltis vastes ports du monde. On ne peut pas
penser à l'utiliser dans l'état de barbarie où sont toutes ces
cdMrees; mais si elles se civilisaient, on ne manquerait pas
de mettre cet admirable lac à profit.
A quinze milles derrière le Goubut-Kharab se trouve une
immense plaine de sel gemme, où les caravanes qui vont en
Abyssinie viennent se charger de cristaux qui, dans l'intérieur,
prennent une valeur monétaire pour faciliter les échanges. Il
est évident que ce dépôl de sel gemme atteste l'antique pré-
sence de la mer en ces lieux.
La côte sud de la baie de Tadjoura n'offre aucun point
digne d'intérêt; et la férocité bien connue de ses habitants, les
Somaulis-Hissa, en éloigne le navigateur non moins que les
récifs mal déterminés qui bordent tous ces rivages.
Zéilah. — La vilté de Zéllah, une des plus connues de toute
cette contrée, se trouve par Ilo 18' de latitude nord et
40° 45; de longitude est. Elle peut avoir de 4 à 5,000 habi-
tants , et elle à quelques relations avec Moka.
C'est devant Zêilah, la seule ville un peu commerçante de
rëtte côté de Tadjoura à Berbérah, qu'est venue s'échouer, en
1854, la corfretté à vapeur française lé Caïman, dont les débris
qui n'ont pu être enlevés par les pêcheurs sont encore aujour-
d'hui très-apparents, étant préservés contre la mer par l'at-
terrissément dé Sable qui s'est formé autour d'eux.
Berbérah. — Berbérah est un des points qui ont, depuis
quelques années, le plus occupé l'attention de l'Angleterre. Son
importance commerciale, la sûreté et l'étendue de son port
naturel, sa position en face d'Aden, tout concourt à lui donner
pour les maîtres de cette dernière ville un intérêt qui les a
poussés à tout tenter pour y établir leur influence, et surtout
pour en prévenir l'occupation par une autre puissance. Située
sur une plage sablonneuse, exposée pendant la mousson de
nord-ouest à des chaleurs intolérables, le village de Berbérah
n'est qu'un rassemblement de cases en paille qui servent d'abri,
d'octobre à avril, aux caravanes de l'intérieur qui y affluent
de toutes parts, et dont quelques-unes ont à parcourir pour
arriver à ce but plus de soixante jours de marche. Des boutres
nombreux partis des côtes de l'Arabie, de la Perse, de l'Inde,
s'y rendent de leur côté. C'est là ce que l'on connaît sous le
nom de foire de Berbérah. Tout le temps qu'elle dure, on peut
estimer à 35',000 âmes l'ensemble de la population flottante,
d'origines très-diverses, qui y afflue. Plus de 100,000 indivi-
dus concourent à former ce chiffre. Pour ces pays, c'est un
mouvement énorme. Il se fait à cette foire un commerce con-
sidérable consistant principalement en échanges, et qui, pour
l'exportation seule, ne s'élève pas à moins de 12 à 15 millions
de francs.
Les articles principaux de cette exportation sont la poudre
d'or, l'ivoire, les pluifles d'autruches, la civette, la myrrhe,
le séné, différents bois de teinture, le café, les peaux et cuirs,
les bestiaux, chevaux et mules, la cire, le miel, la gomme ,
la mantêgue, etc., etc. Les articles d'importation livrés en
échange sont de même nature que ceux qui déjà ont été énu-
mérés plus haut, en parlant de Massouah. Une valeur de deux
millions de francs environ est importée en thalaris. Le quart
de ce commerce général se fait par Aden.
Aden. — J'en viens maintenant à cette ville, eh repassant
de l'Afrique eh Arabie.
Personne n'ignore que c'ési à Aden, dont la Compagnie des
Indes a pris possession en 1839, que les Anglais ont établi
le siège de leur puissance dans la mer Rouge. Depuis cette
époque ils rfont rien négligé pour rendre cette position
inexpugnable, et chaque jour ils ajoutent de nouvelles fortifia
cations à celles qui, avant la prise de Périm, ont déjà valu
à cette place le nom assez juste de Gibraltar de la mer Rouge.
Ainsi la population qui, en 1839, ne comptait que 1,500 âmes,
s'élëve-t-elle aujourd'hui à plus de 25,000 habitants. Ce
chiffre ne comprend pas les 1,000 cipayes et les 900 soldats
européens maintenus à Aden par la Compagnie. La popu-
lation peut se décomposer ainsi : Indiens 11,000; Arabes,
musulmans, juifs, 8,000; Somaulis 6,000 etc.
Cet accroissement de population aurait été sans doute bien
plus rapide et bien plus sensible encore si là ville actuelle ne
manquait presque entièrement d'eau; car elle n'a que deux
puits, qui ne fournissent journellement que 5,000 gallons d'eau
potable. Tous ceux qu'on a essayé d'y percer jusqu'à ce jour
ne donnent que de l'eau saumâtre et souvent imbuvable.
Aussi est-on forcé, si l'on ne se contente pas de la ration
extrêmement réduite qùe l'on peut ordinairement se procurer,
d'avoir recours aux Arabes qui, au moyen de boutres, ou à
dos de chameaux, apportent tous les jours de l'autre côté de
la presqu'île le supplément nécessaire à l'alimentation de la
ville.
Il est permis de croire que l'aridité actuelle qui rendrait
Aden d'une défense très-difficile, si cette place àvait à soutenir
un siège long. et rigoureux, a existé de tout temps. En effet,
on a récemment découvert dans différentes parties de la
presqu'île d'immenses réservoirs pour la plupart bien con-
servés et que le gouvernement fait activement réparer. On né
sait précisément à quelle époque faire remonter la construction
de ces gigatitesques réservoirs, seules traces d'une grande et
, populeuse cité, et dont ils attestent l'importance; en examinant
avec soin l'architecture, on pourrait se faire quelque idée du
temps et des peuples à qui ces constructions doivent être
rapportées.
On estime que ces réservoirs peuvent contenir assez d'eau
pour fournir aux besoins d'une population de 15,000 âmes
pendant plusieurs années; mais à Aden, où la pluie ne tombe
que tous les deux ou trois ans, et pendant quelques heures
seulement, quoique avec une- extrême violence, j'ai peine à
croire que ces bassins puissent être jamais facilement remplis.
Indépendamment de son importance militaire, la position
d'Aden lui assure un grand intérêt commercial. Entrepôt
général du commerce anglais dans la mer Rouge, ce port
reçoit annuellement en produits indigènes une valeur de six
millions de francs, représentés principalement par les cafés
de l'Yémen et de l'Abyssinie, les peaux, les cuirs, les bestiaux
vivants, le suif, le beurre, la myrrhe, la civette, l'encens,
l'ivoire, la nacre, les perles fines, les plumes d'autruches,
le séné, etc., etc. Les produits de l'Inde anglaise, de la Chine,
delà Perse, des États-Unis, de la France, forment une valeur à
peu près égale, représentée par les cotons et tissus de coton ,
les soieries, les draps, les métaux, la poudre, les fusils à
mèche, le Champagne, les vins de Bordeaux, les eaux-de-vie,
les conserves.
L'argent monnayé consistant en thalaris et en roupies de la
Compagnie des Indes , on peut aussi le comprendre dans
cette importation ; les souverains, les vingt francs en or de
France et la pièce de cinq francs y entrent pour un quart
seulement.
Diverses lignes de steamers viennent aboutir à Aden, comme
à un centre commun de Bombay, de Calcutta, d'Australie,
de Maurice; et l'importance de ces relations tend chaque jour
à s'accroître en raison directe des avantages que présente
pour les malles et pour les voyageurs la voie d'Egypte sut
délitant plus fâcheuse que rien n'égale là Beauté de cè lac
d'une grande profbndeur, et qui formerait sans cela un des
plus beaux ét dés pltis vastes ports du monde. On ne peut pas
penser à l'utiliser dans l'état de barbarie où sont toutes ces
cdMrees; mais si elles se civilisaient, on ne manquerait pas
de mettre cet admirable lac à profit.
A quinze milles derrière le Goubut-Kharab se trouve une
immense plaine de sel gemme, où les caravanes qui vont en
Abyssinie viennent se charger de cristaux qui, dans l'intérieur,
prennent une valeur monétaire pour faciliter les échanges. Il
est évident que ce dépôl de sel gemme atteste l'antique pré-
sence de la mer en ces lieux.
La côte sud de la baie de Tadjoura n'offre aucun point
digne d'intérêt; et la férocité bien connue de ses habitants, les
Somaulis-Hissa, en éloigne le navigateur non moins que les
récifs mal déterminés qui bordent tous ces rivages.
Zéilah. — La vilté de Zéllah, une des plus connues de toute
cette contrée, se trouve par Ilo 18' de latitude nord et
40° 45; de longitude est. Elle peut avoir de 4 à 5,000 habi-
tants , et elle à quelques relations avec Moka.
C'est devant Zêilah, la seule ville un peu commerçante de
rëtte côté de Tadjoura à Berbérah, qu'est venue s'échouer, en
1854, la corfretté à vapeur française lé Caïman, dont les débris
qui n'ont pu être enlevés par les pêcheurs sont encore aujour-
d'hui très-apparents, étant préservés contre la mer par l'at-
terrissément dé Sable qui s'est formé autour d'eux.
Berbérah. — Berbérah est un des points qui ont, depuis
quelques années, le plus occupé l'attention de l'Angleterre. Son
importance commerciale, la sûreté et l'étendue de son port
naturel, sa position en face d'Aden, tout concourt à lui donner
pour les maîtres de cette dernière ville un intérêt qui les a
poussés à tout tenter pour y établir leur influence, et surtout
pour en prévenir l'occupation par une autre puissance. Située
sur une plage sablonneuse, exposée pendant la mousson de
nord-ouest à des chaleurs intolérables, le village de Berbérah
n'est qu'un rassemblement de cases en paille qui servent d'abri,
d'octobre à avril, aux caravanes de l'intérieur qui y affluent
de toutes parts, et dont quelques-unes ont à parcourir pour
arriver à ce but plus de soixante jours de marche. Des boutres
nombreux partis des côtes de l'Arabie, de la Perse, de l'Inde,
s'y rendent de leur côté. C'est là ce que l'on connaît sous le
nom de foire de Berbérah. Tout le temps qu'elle dure, on peut
estimer à 35',000 âmes l'ensemble de la population flottante,
d'origines très-diverses, qui y afflue. Plus de 100,000 indivi-
dus concourent à former ce chiffre. Pour ces pays, c'est un
mouvement énorme. Il se fait à cette foire un commerce con-
sidérable consistant principalement en échanges, et qui, pour
l'exportation seule, ne s'élève pas à moins de 12 à 15 millions
de francs.
Les articles principaux de cette exportation sont la poudre
d'or, l'ivoire, les pluifles d'autruches, la civette, la myrrhe,
le séné, différents bois de teinture, le café, les peaux et cuirs,
les bestiaux, chevaux et mules, la cire, le miel, la gomme ,
la mantêgue, etc., etc. Les articles d'importation livrés en
échange sont de même nature que ceux qui déjà ont été énu-
mérés plus haut, en parlant de Massouah. Une valeur de deux
millions de francs environ est importée en thalaris. Le quart
de ce commerce général se fait par Aden.
Aden. — J'en viens maintenant à cette ville, eh repassant
de l'Afrique eh Arabie.
Personne n'ignore que c'ési à Aden, dont la Compagnie des
Indes a pris possession en 1839, que les Anglais ont établi
le siège de leur puissance dans la mer Rouge. Depuis cette
époque ils rfont rien négligé pour rendre cette position
inexpugnable, et chaque jour ils ajoutent de nouvelles fortifia
cations à celles qui, avant la prise de Périm, ont déjà valu
à cette place le nom assez juste de Gibraltar de la mer Rouge.
Ainsi la population qui, en 1839, ne comptait que 1,500 âmes,
s'élëve-t-elle aujourd'hui à plus de 25,000 habitants. Ce
chiffre ne comprend pas les 1,000 cipayes et les 900 soldats
européens maintenus à Aden par la Compagnie. La popu-
lation peut se décomposer ainsi : Indiens 11,000; Arabes,
musulmans, juifs, 8,000; Somaulis 6,000 etc.
Cet accroissement de population aurait été sans doute bien
plus rapide et bien plus sensible encore si là ville actuelle ne
manquait presque entièrement d'eau; car elle n'a que deux
puits, qui ne fournissent journellement que 5,000 gallons d'eau
potable. Tous ceux qu'on a essayé d'y percer jusqu'à ce jour
ne donnent que de l'eau saumâtre et souvent imbuvable.
Aussi est-on forcé, si l'on ne se contente pas de la ration
extrêmement réduite qùe l'on peut ordinairement se procurer,
d'avoir recours aux Arabes qui, au moyen de boutres, ou à
dos de chameaux, apportent tous les jours de l'autre côté de
la presqu'île le supplément nécessaire à l'alimentation de la
ville.
Il est permis de croire que l'aridité actuelle qui rendrait
Aden d'une défense très-difficile, si cette place àvait à soutenir
un siège long. et rigoureux, a existé de tout temps. En effet,
on a récemment découvert dans différentes parties de la
presqu'île d'immenses réservoirs pour la plupart bien con-
servés et que le gouvernement fait activement réparer. On né
sait précisément à quelle époque faire remonter la construction
de ces gigatitesques réservoirs, seules traces d'une grande et
, populeuse cité, et dont ils attestent l'importance; en examinant
avec soin l'architecture, on pourrait se faire quelque idée du
temps et des peuples à qui ces constructions doivent être
rapportées.
On estime que ces réservoirs peuvent contenir assez d'eau
pour fournir aux besoins d'une population de 15,000 âmes
pendant plusieurs années; mais à Aden, où la pluie ne tombe
que tous les deux ou trois ans, et pendant quelques heures
seulement, quoique avec une- extrême violence, j'ai peine à
croire que ces bassins puissent être jamais facilement remplis.
Indépendamment de son importance militaire, la position
d'Aden lui assure un grand intérêt commercial. Entrepôt
général du commerce anglais dans la mer Rouge, ce port
reçoit annuellement en produits indigènes une valeur de six
millions de francs, représentés principalement par les cafés
de l'Yémen et de l'Abyssinie, les peaux, les cuirs, les bestiaux
vivants, le suif, le beurre, la myrrhe, la civette, l'encens,
l'ivoire, la nacre, les perles fines, les plumes d'autruches,
le séné, etc., etc. Les produits de l'Inde anglaise, de la Chine,
delà Perse, des États-Unis, de la France, forment une valeur à
peu près égale, représentée par les cotons et tissus de coton ,
les soieries, les draps, les métaux, la poudre, les fusils à
mèche, le Champagne, les vins de Bordeaux, les eaux-de-vie,
les conserves.
L'argent monnayé consistant en thalaris et en roupies de la
Compagnie des Indes , on peut aussi le comprendre dans
cette importation ; les souverains, les vingt francs en or de
France et la pièce de cinq francs y entrent pour un quart
seulement.
Diverses lignes de steamers viennent aboutir à Aden, comme
à un centre commun de Bombay, de Calcutta, d'Australie,
de Maurice; et l'importance de ces relations tend chaque jour
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