Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-04-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 avril 1858 10 avril 1858
Description : 1858/04/10 (A3,N44). 1858/04/10 (A3,N44).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62030901
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
178 L'ISTHME DE SUEZ, SAMEDI 10 AVRIL.
têlli. Les hauts cotitmiMaires de France èt d'Angleterre, àprèâ
avoir organisé une administration à Canton et y avoir assuré
l'ordre, drit réâélti de s'adresser directement à la coar de Pékin
et de faire parvenir au siégè même du gouvernement impérial
■dfeô fioles 06 leurs réclamations seraient formulées. En faisant
part de cette détermination aux plénipotentiaires de Russie et
des Etats-Unis, lord Elgin et le baron Gros les ont, en outre,
invités à s'associer à là démarche qu'ils allaient tenter auprès
du gouvernement chinois. Ceux-ci ont accueilli avec empres-
sement la proposition de leurs collègues de France et d'An-
gleterre, et ont rédigé deux notes qui, remises collectivement
avec celles des puissances occidentales, produiront, il faut
l'espérer, un effet décisifsur l'esprit de l'Empereur et sur ce-
lui de ses ministres. Ces quatre documents ont été confiés à
deux secrétaires-dés missions anglaise et française, qui se
rendent àShang-haï par le paquebot qui doit quitter Hong-kong
aujourd'hui ou demain ; ils sont adressés au gouverneur gé-
néral des deux kiangs, pour qu'il les fasse parvenir à Pékin.
Les quatre plénipotentiaires anglais, russe, américain et
français se rendront eux-mêmes à Shang-haï avant la fin de
mars, et ce ne sera guère qu'à cette époque qu'il sera possible
de connaître le résultat probable de la démarche simultanée
des quatre représentants.
Toutes les précautions sont prises, en attendant, par les
comandants en chef des forces alliées pour prévenir toute
cause de désordre dans la ville de Canton, pendant qu'elle
restera en gage entre les mains des alliés. Les hauts commis-
saires , craignant même que des difficultés internationales ne
vinssent à surgir, par suite de la protection dont les consuls
étrangers croiraient devoir couvrir quelques-uns de leurs na-
tionaux, aventuriers de la pire espèce, trop disposés à exploi-
ter en ce moment la soumission craintive de la population
chinoise, ont décidé que dans la ville en état de siège aucun
établissement consulaire ne serait admis pendant l'occupation.
La douane de Canton a été, en conséquence, transférée à
Wampoa, petite ville située à une lieue au-dessous de la ca-
pitale, et qui peut être considérée comme le port, puisque ce
n'est que jusque-là que les gros bâtiments de commerce étran-
gers viennent inbuilier. (Correspondance particulière.)
En présence du grand fait qu'annonce le Moniteur
universel de l'union des quatre puissances, et après la
prise si facile de Canton, on ne peut guère s'attendre à
une résistance sérieuse de l'Empire chinois ; et dès à
présent on petit dire que la Chine est ouverte. C'est,
répétons-le, un des plus grands événements du dix-
neuvième siècle, qui a déjà vu tant de choses extraordi-
naires. Pour nous, nous ne pouvons que nous en féli-
citer pour l'avenir du canal de Suez.
Resté à organiser sur une large échelle les relations
pacifiques des peuples occidentaux civilisés avec l'Em-
pire du milieu. C'est une tâche difficile, sans doute;
mais nous avons une ferme confiance qu'elle sera pro-
chainement et sérieusement accomplie.
- ERNEST DESPLACES.
iFAITS DIVERS.
k f~TÊ~ ^^ier^nouveJles de Bombay sont du 9 mars. D'après
CE~~e~ët~s/~e bombardement de Lucknow devait être côm-
ité date*. Le général en chef, sir Colin Campbëll,
avait réuni 50,000 hommes de troupes européennes ou indi-
gènes. et il avait à peu près 200 piéces de canon. 1
-. — Il y a des bruits qu'on persiste à reproduire, bien qu'Hsj
aient été plusieurs fois démentis de la manière la plus formelle,
C'est ainsi que la Gazette de la Bourse de Berlin prétend,
qu'Âali pacha aurait déclaré à l'internonce d'Autriche que la;
Porte ne donnerait son consentement à l'établissement du
canal de Suez qu'après que les Anglais auraient évacué l'île
Périm. Cette nouvelle n'a pas le moindre fondement. Mais
en attendant, les Anglais ne paraissent nullement disposés & !
se retirer de cette île, qu'ils vont fortifier de manière à eh faire
la clef de la mer Rouge, si l'on en croit plusieurs journaux aux-
quels nous empruntons ces détails. Voici quel serait le projet!
de fortification présenté par la commission chargée de ce tra- j
vail : on construirait sur l'île même une tour à deux étages
destinée à battre la passe de l'est, la seule qui soit praticable,
et on établirait sur la roche du Pilote, petit îlot qui s'élève en
face, le long de la côte d'Arabie, une fortification du même:
genre destinée à croiser ses feux avec la première.
La - lar eur de la passe de l'est qu'il faut nécessairement
suivre pour entrer et pour sortir dans ou deda mer Rouge, est
de 1,860 mètres; le chenal praticable pour les navires d'un
fort tonnage est situé à environ 700 mètres de Périm. Il suit j
de là que tous les bâtiments qui prendront la voie de Sue, 1
devront, si le projet proposé s'effectue, passer inévitablement i
sous le canon dé Périm et sous les feux croisés des deux forts.
La passe de l'ouest est tellement encombrée de dangers et
de récifs, qu'elle est complétement abandonnée par la navi- !
gation. Ces faits démontrent, ce qu'on a déjà dit, que la puisrj
sance qui aura la possession de Périm et qui la mettra en état
de défense possédera par le fait même la mer Rouge, -' j
— Le Moniteur universel a publié la note suivante, relative j
à la situation de la ville de Canton : ..:
« Dans ses dernières dépêches en date du 26 janvier, le
contre-amiral Rigault de Genouilly représente la situation de
Canton comme aussi satisfaisante que possible. La police
anglo-française, dit-il, est en plein exercice; de nombreuses
patrouilles, composées de troupes des deux nations, parcourent
souvent la ville et les faubourgs. Ce double moyen assure le
maintien de l'ordre sur tous les points, et la répression des
délits. Les commissaires n'ont signalé, dans cette période de
quinze jours, aucun désordre grave.
« Cependant des placards incendiaires appelant les habitants
à reconquérir les hauteurs du nord vendues aux Barbares,
d'après leurs auteurs, par l'ex-commissaire impérial Yeh, ont
été affichés, il y à quelques jours, sur plusieurs points de la
nouvelle cité et des faubourgs de l'ouest. Ces placards ont été
immédiatement arrachés, et ce fait a décidé les commandant
en chef à faire vider les nombreux dépôts d'armes de toute
espèce existant dans la ville , particulièrement dans le quar
tier tartare. Cette opération importante vient d'être terminée
et donnera à la tranquillité publique de nouvelles garanties.
» Des rapports parvenus à lord Elgin tendaient à faire
croire que la présence, dans le voisinage de Canton, de l'ex-
commissaire impérial Yeh arrêtait la soumission de certains
mandarins et d'un grand nombre de notables à l'ordre de
choses établi dans cette ville par les alliés. Il a été constaté,
en outre, que Yeh a fait à bord de l'Inflexible de vaincs
tentatives de séduction pour l'envoi de messages clandestins
à Canton. Il est probable qu'en conséquence de ces faits, Yeh
sera envoyé prochainement soit à Calcutta, soit au cap de
Bonne-Espérance, soit à Maurice.
» On approprie le yamoun du général tartare pour servir
de résidence officielle aux commissaires anglais et français,
têlli. Les hauts cotitmiMaires de France èt d'Angleterre, àprèâ
avoir organisé une administration à Canton et y avoir assuré
l'ordre, drit réâélti de s'adresser directement à la coar de Pékin
et de faire parvenir au siégè même du gouvernement impérial
■dfeô fioles 06 leurs réclamations seraient formulées. En faisant
part de cette détermination aux plénipotentiaires de Russie et
des Etats-Unis, lord Elgin et le baron Gros les ont, en outre,
invités à s'associer à là démarche qu'ils allaient tenter auprès
du gouvernement chinois. Ceux-ci ont accueilli avec empres-
sement la proposition de leurs collègues de France et d'An-
gleterre, et ont rédigé deux notes qui, remises collectivement
avec celles des puissances occidentales, produiront, il faut
l'espérer, un effet décisifsur l'esprit de l'Empereur et sur ce-
lui de ses ministres. Ces quatre documents ont été confiés à
deux secrétaires-dés missions anglaise et française, qui se
rendent àShang-haï par le paquebot qui doit quitter Hong-kong
aujourd'hui ou demain ; ils sont adressés au gouverneur gé-
néral des deux kiangs, pour qu'il les fasse parvenir à Pékin.
Les quatre plénipotentiaires anglais, russe, américain et
français se rendront eux-mêmes à Shang-haï avant la fin de
mars, et ce ne sera guère qu'à cette époque qu'il sera possible
de connaître le résultat probable de la démarche simultanée
des quatre représentants.
Toutes les précautions sont prises, en attendant, par les
comandants en chef des forces alliées pour prévenir toute
cause de désordre dans la ville de Canton, pendant qu'elle
restera en gage entre les mains des alliés. Les hauts commis-
saires , craignant même que des difficultés internationales ne
vinssent à surgir, par suite de la protection dont les consuls
étrangers croiraient devoir couvrir quelques-uns de leurs na-
tionaux, aventuriers de la pire espèce, trop disposés à exploi-
ter en ce moment la soumission craintive de la population
chinoise, ont décidé que dans la ville en état de siège aucun
établissement consulaire ne serait admis pendant l'occupation.
La douane de Canton a été, en conséquence, transférée à
Wampoa, petite ville située à une lieue au-dessous de la ca-
pitale, et qui peut être considérée comme le port, puisque ce
n'est que jusque-là que les gros bâtiments de commerce étran-
gers viennent inbuilier. (Correspondance particulière.)
En présence du grand fait qu'annonce le Moniteur
universel de l'union des quatre puissances, et après la
prise si facile de Canton, on ne peut guère s'attendre à
une résistance sérieuse de l'Empire chinois ; et dès à
présent on petit dire que la Chine est ouverte. C'est,
répétons-le, un des plus grands événements du dix-
neuvième siècle, qui a déjà vu tant de choses extraordi-
naires. Pour nous, nous ne pouvons que nous en féli-
citer pour l'avenir du canal de Suez.
Resté à organiser sur une large échelle les relations
pacifiques des peuples occidentaux civilisés avec l'Em-
pire du milieu. C'est une tâche difficile, sans doute;
mais nous avons une ferme confiance qu'elle sera pro-
chainement et sérieusement accomplie.
- ERNEST DESPLACES.
iFAITS DIVERS.
k f~TÊ~ ^^ier^nouveJles de Bombay sont du 9 mars. D'après
CE~~e~ët~s/~e bombardement de Lucknow devait être côm-
ité date*. Le général en chef, sir Colin Campbëll,
avait réuni 50,000 hommes de troupes européennes ou indi-
gènes. et il avait à peu près 200 piéces de canon. 1
-. — Il y a des bruits qu'on persiste à reproduire, bien qu'Hsj
aient été plusieurs fois démentis de la manière la plus formelle,
C'est ainsi que la Gazette de la Bourse de Berlin prétend,
qu'Âali pacha aurait déclaré à l'internonce d'Autriche que la;
Porte ne donnerait son consentement à l'établissement du
canal de Suez qu'après que les Anglais auraient évacué l'île
Périm. Cette nouvelle n'a pas le moindre fondement. Mais
en attendant, les Anglais ne paraissent nullement disposés & !
se retirer de cette île, qu'ils vont fortifier de manière à eh faire
la clef de la mer Rouge, si l'on en croit plusieurs journaux aux-
quels nous empruntons ces détails. Voici quel serait le projet!
de fortification présenté par la commission chargée de ce tra- j
vail : on construirait sur l'île même une tour à deux étages
destinée à battre la passe de l'est, la seule qui soit praticable,
et on établirait sur la roche du Pilote, petit îlot qui s'élève en
face, le long de la côte d'Arabie, une fortification du même:
genre destinée à croiser ses feux avec la première.
La - lar eur de la passe de l'est qu'il faut nécessairement
suivre pour entrer et pour sortir dans ou deda mer Rouge, est
de 1,860 mètres; le chenal praticable pour les navires d'un
fort tonnage est situé à environ 700 mètres de Périm. Il suit j
de là que tous les bâtiments qui prendront la voie de Sue, 1
devront, si le projet proposé s'effectue, passer inévitablement i
sous le canon dé Périm et sous les feux croisés des deux forts.
La passe de l'ouest est tellement encombrée de dangers et
de récifs, qu'elle est complétement abandonnée par la navi- !
gation. Ces faits démontrent, ce qu'on a déjà dit, que la puisrj
sance qui aura la possession de Périm et qui la mettra en état
de défense possédera par le fait même la mer Rouge, -' j
— Le Moniteur universel a publié la note suivante, relative j
à la situation de la ville de Canton : ..:
« Dans ses dernières dépêches en date du 26 janvier, le
contre-amiral Rigault de Genouilly représente la situation de
Canton comme aussi satisfaisante que possible. La police
anglo-française, dit-il, est en plein exercice; de nombreuses
patrouilles, composées de troupes des deux nations, parcourent
souvent la ville et les faubourgs. Ce double moyen assure le
maintien de l'ordre sur tous les points, et la répression des
délits. Les commissaires n'ont signalé, dans cette période de
quinze jours, aucun désordre grave.
« Cependant des placards incendiaires appelant les habitants
à reconquérir les hauteurs du nord vendues aux Barbares,
d'après leurs auteurs, par l'ex-commissaire impérial Yeh, ont
été affichés, il y à quelques jours, sur plusieurs points de la
nouvelle cité et des faubourgs de l'ouest. Ces placards ont été
immédiatement arrachés, et ce fait a décidé les commandant
en chef à faire vider les nombreux dépôts d'armes de toute
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» Des rapports parvenus à lord Elgin tendaient à faire
croire que la présence, dans le voisinage de Canton, de l'ex-
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mandarins et d'un grand nombre de notables à l'ordre de
choses établi dans cette ville par les alliés. Il a été constaté,
en outre, que Yeh a fait à bord de l'Inflexible de vaincs
tentatives de séduction pour l'envoi de messages clandestins
à Canton. Il est probable qu'en conséquence de ces faits, Yeh
sera envoyé prochainement soit à Calcutta, soit au cap de
Bonne-Espérance, soit à Maurice.
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