Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-01-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 janvier 1858 25 janvier 1858
Description : 1858/01/25 (A3,N39). 1858/01/25 (A3,N39).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203085q
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
LUNDI 25 JANVIER. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS," 39
chés s'étendaient tout à coup d'une manière extraordinaire,
se réveilla comme sortant d'un sommeil enchanté, et à pré-
sent elle a peine à satisfaire à toutes les demandes, malgré le
secours puissant des machines. Les preuves parlantes sont
fournies par les chiffres, suivant lesquels, dans les dix der-
nières années, en dépit des troubles politiques, le commerce
par mer s'est doublé, et le commerce par terre quintuplé, et
suivant lesquels l'accroissement ultérieur marcha toujours en
progression ascendante.
Il est vrai que pour rendre ce développement possible il a
fallu une application plus étendue de la science à la produc-
tion, l'invention des machines à vapeur, des machines à filer
et autres ; il a fallu l'introduction des bâtiments à vapeur , de
la locomotive, du télégraphe électrique, et la réunion de capi-
taux dépassant presque le capital en circulation des différentes
nations pour construire les chemins de fer, et dont la sous-
traction momentanée au commerce a poussé plus d'un pays
sur le bord d'une crise financière. Malgré ces puissants efforts
de l'industrie et de la science, le résultat dont nous nous ré-
jouissons aujourd'hui, je veux dire le commerce s'étendant
sur tous les pays, n'aurait pas été obtenu, si en même temps
il ne s'était manifesté partout la tendance de supprimer peu à
peu toutes les entraves du commerce, et de le diriger dans la
voie la plus directe et la plus immédiate. Liberté de circula-
tion et de mouvement, voilà le mot d'ordre qui a dégrevé le
sol, délivré l'industrie, renversé les barrières douanières entre
les différentes parties d'un même pays, aboli les prohibitions,
modéré les droits d'entrée et de navigation, fondé des associa-
tions douanières et commerciales, rendu libre la navigation
sur des fleuves traversant plusieurs pays, fait conclure des
traités de commerce et de navigation, adouci les duretés du
droit maritime et racheté à grands frais les droits perçus sui-
vant les traités sur certaines routes maritimes.
Ainsi que la liberté du mouvement, on chercha aussi à en
obtenir l'a bréviation, autre élément du bon marché, en éta-
blissant des communications directes entre deux points éloi-
gnés, à force de combler des vallées, de percer des montagnes
et de creuser des canaux, ainsi qu'en aidant à l'établissement
général de routes directes. Et à présent que les vapeurs tra-
versent régulièrement l'Océan dans toutes les directions, que la
navigation à voiles s'est multipliée et approche de la perfec-
tion par l'emploi de l'hélice, que les chemins de fer vont de
l'intérieur des continents aux ports de mer, que la production,
accrue d'une manière fabuleuse, reçoit par tous ces moyens une
impulsion continuelle pour de nouveaux accroissements , l'Eu-
rope demande de nouveaux débouchés pour ses produits in-
dustriels, et la faculté de pouvoir acheter à bon marché les
produits riches et indispensables de l'Orient. Un obstacle con-
sidéré comme insurmontable depuis des siècles s'y oppose :
c'est la porte fermée de l'isthme de Suez, devant laquelle
300 millions d'hommes attendent avec anxiété le moment où ils
pourront entrer en rapport directavec les 600 millions de leurs
semblables, habitant de l'autre côté de la porte les pays abon-
dants de l'Orient, et qu'il s'agit de conquérir à la civilisation.
Alors apparaît la science à la suite de l'esprit d'entreprise
éclairé, et elle annonce qu'elle a trouvé les moyens de vaincre
les obstacles , d'ouvrir les portes et de rétablir la roule natu-
relle non interrompue qui conduit de la Méditerranée dans la
mer Rouge. Peut-on s'étonner si cette heureuse nouvelle rem-
plit de joie le monde entier, et si tous s'efforcent de rappro-
cher le moment où tomberont les dernières barrières qui s'op-
posent au commerce régulier entre les deux moitiés de l'ancien
monde? Ce n'est pas un individu qui entreprend et achève cette
œuvre historique, c'est le progrès de l' humanité, le génie de
l'époque qui, guidé par les expériences, le savoir et la volonté
énergique des nations civilisées , frappe à la porte près de s'é-
crouler pour qu'elle s'ouvre au brillant avenir d'une intime
union des peuples.
Où serait une puissance-capable de s'opposer à la longue et
avec succès à cette pression toute-puissante des intérêts les
plus élevés de l'humanité ?
Parmi les quatre routes principales qui conduisaient dans
l'antiquité de l'Asie orientale en Europe, de Samarkand par la
mer Caspienne au Pont, du golfe Persique par la vallée de
l'Euphrate aux ports de la Syrie d'un côté et au Pont de l'autre,
de la mer Rouge par l'Egypte et surtout par l'isthme de Suez,
la dernière route était la plus directe, la plus courte et par
conséquent, le commerce n'étant pas troublé, la route la plus
fréquentée. Les perturbations du commerce par suite des
guerres, et les progrès de la science nautique, qui conduisait
à la découverte de la route du Cap, donnèrent à ce commerce
une autre direction. Quoiqu'il prit un développement extraordi-
naire en suivant une route maritime non interrompue et que
l'ancien monopole fit place à la concurrence des États atlan-
tiques , il faut néanmoins, du point de vue d'une pratique
plus élevée, considérer cette nouvelle route maritime comme
un moyen de communication imparfait. Car elle livre le com-
merce avec l'Orient aux tempêtes de l'Océan ; elle allonge le
voyage du double de la distance directe, rend la communica-
tion par la vapeur très-difficile, et s'oppose à l'établissement
d'une communication régulière et rapide, condition principale
d'un commerce florissant.
Au moyen du canal de Suez, la science corrige cet état de
choses défectueux dont elle a été l'auteur, et ramène tout le
courant du commerce avec l'Orient dans son ancien lit primitif,
avec la différence toutefois que ce lit n'était praticable autre-
fois que pour le transport de quelques marchandises de beau-
coup de valeur et de peu de poids, et qu'à l'avenir il pourra
servir au transport en masse tel que l'exige le commerce
actuel, n
Ici M. le baron de Czœrnig fait l'historique complet de l'en-
treprise, et il expose les avantages qui en résulteront pour
tout le monde, y compris l'Angleterre. M. de Czœrnig apprécie
également en termes très-bienveillants les mérites de M. de
Lesseps; puis il continue ainsi :
« Qu'il me soit permis de terminer en discutant la question
des rapports de l'Autriche avec l'entreprise de l'ouverture de
l'isthme de Suez et ses conséquences. Un coup d'œil sur la
mappemonde fait voir la position favorable de l'Autriche par
rapport au commerce avec l'Orient. La grande dépression de
terrain, qui, en commençant entre les côtes d'Arabie d'un
côté, et celles d'Abyssinie, de Nubie et d'Egypte d'un autre,
se dirige vers Suez sous le nom de golfe Arabique, où elle
n'est interrompue qu'en apparence par l'isthme de Suez, se
continue presque en ligne droite à travers les mers Ionienne et
Adriatique, pour former cette voie d'eau qui pénètre le plus
avant dans le continent de l'Europe. Toutes les époques ont
exploité cette position favorable. La mer Adriatique était long-
temps avant la Méditerranée le berceau du commerce euro-
péen dans son état primitif; sur ses côtes s'élevèrent Epidaure
(près de Raguse) et Naupactos sur la Narcuta, les deux plus
anciens entrepôts de commerce, Pola etHadria, premiers éta-
blissements d'une antiquité mythologique ; et la piraterie
régnant de bonne heure dans celle mer témoigne assez d'un
commerce bien établi, sans lequel la piraterie n'aurait pas de
raison d'être. La côte adriatique prit part au commerce du
monde, surtout à celui de l'Inde, depuis que la naissante do*
mination romaine l'avait étendu sur toute l'Europe. Ce ne fut
chés s'étendaient tout à coup d'une manière extraordinaire,
se réveilla comme sortant d'un sommeil enchanté, et à pré-
sent elle a peine à satisfaire à toutes les demandes, malgré le
secours puissant des machines. Les preuves parlantes sont
fournies par les chiffres, suivant lesquels, dans les dix der-
nières années, en dépit des troubles politiques, le commerce
par mer s'est doublé, et le commerce par terre quintuplé, et
suivant lesquels l'accroissement ultérieur marcha toujours en
progression ascendante.
Il est vrai que pour rendre ce développement possible il a
fallu une application plus étendue de la science à la produc-
tion, l'invention des machines à vapeur, des machines à filer
et autres ; il a fallu l'introduction des bâtiments à vapeur , de
la locomotive, du télégraphe électrique, et la réunion de capi-
taux dépassant presque le capital en circulation des différentes
nations pour construire les chemins de fer, et dont la sous-
traction momentanée au commerce a poussé plus d'un pays
sur le bord d'une crise financière. Malgré ces puissants efforts
de l'industrie et de la science, le résultat dont nous nous ré-
jouissons aujourd'hui, je veux dire le commerce s'étendant
sur tous les pays, n'aurait pas été obtenu, si en même temps
il ne s'était manifesté partout la tendance de supprimer peu à
peu toutes les entraves du commerce, et de le diriger dans la
voie la plus directe et la plus immédiate. Liberté de circula-
tion et de mouvement, voilà le mot d'ordre qui a dégrevé le
sol, délivré l'industrie, renversé les barrières douanières entre
les différentes parties d'un même pays, aboli les prohibitions,
modéré les droits d'entrée et de navigation, fondé des associa-
tions douanières et commerciales, rendu libre la navigation
sur des fleuves traversant plusieurs pays, fait conclure des
traités de commerce et de navigation, adouci les duretés du
droit maritime et racheté à grands frais les droits perçus sui-
vant les traités sur certaines routes maritimes.
Ainsi que la liberté du mouvement, on chercha aussi à en
obtenir l'a bréviation, autre élément du bon marché, en éta-
blissant des communications directes entre deux points éloi-
gnés, à force de combler des vallées, de percer des montagnes
et de creuser des canaux, ainsi qu'en aidant à l'établissement
général de routes directes. Et à présent que les vapeurs tra-
versent régulièrement l'Océan dans toutes les directions, que la
navigation à voiles s'est multipliée et approche de la perfec-
tion par l'emploi de l'hélice, que les chemins de fer vont de
l'intérieur des continents aux ports de mer, que la production,
accrue d'une manière fabuleuse, reçoit par tous ces moyens une
impulsion continuelle pour de nouveaux accroissements , l'Eu-
rope demande de nouveaux débouchés pour ses produits in-
dustriels, et la faculté de pouvoir acheter à bon marché les
produits riches et indispensables de l'Orient. Un obstacle con-
sidéré comme insurmontable depuis des siècles s'y oppose :
c'est la porte fermée de l'isthme de Suez, devant laquelle
300 millions d'hommes attendent avec anxiété le moment où ils
pourront entrer en rapport directavec les 600 millions de leurs
semblables, habitant de l'autre côté de la porte les pays abon-
dants de l'Orient, et qu'il s'agit de conquérir à la civilisation.
Alors apparaît la science à la suite de l'esprit d'entreprise
éclairé, et elle annonce qu'elle a trouvé les moyens de vaincre
les obstacles , d'ouvrir les portes et de rétablir la roule natu-
relle non interrompue qui conduit de la Méditerranée dans la
mer Rouge. Peut-on s'étonner si cette heureuse nouvelle rem-
plit de joie le monde entier, et si tous s'efforcent de rappro-
cher le moment où tomberont les dernières barrières qui s'op-
posent au commerce régulier entre les deux moitiés de l'ancien
monde? Ce n'est pas un individu qui entreprend et achève cette
œuvre historique, c'est le progrès de l' humanité, le génie de
l'époque qui, guidé par les expériences, le savoir et la volonté
énergique des nations civilisées , frappe à la porte près de s'é-
crouler pour qu'elle s'ouvre au brillant avenir d'une intime
union des peuples.
Où serait une puissance-capable de s'opposer à la longue et
avec succès à cette pression toute-puissante des intérêts les
plus élevés de l'humanité ?
Parmi les quatre routes principales qui conduisaient dans
l'antiquité de l'Asie orientale en Europe, de Samarkand par la
mer Caspienne au Pont, du golfe Persique par la vallée de
l'Euphrate aux ports de la Syrie d'un côté et au Pont de l'autre,
de la mer Rouge par l'Egypte et surtout par l'isthme de Suez,
la dernière route était la plus directe, la plus courte et par
conséquent, le commerce n'étant pas troublé, la route la plus
fréquentée. Les perturbations du commerce par suite des
guerres, et les progrès de la science nautique, qui conduisait
à la découverte de la route du Cap, donnèrent à ce commerce
une autre direction. Quoiqu'il prit un développement extraordi-
naire en suivant une route maritime non interrompue et que
l'ancien monopole fit place à la concurrence des États atlan-
tiques , il faut néanmoins, du point de vue d'une pratique
plus élevée, considérer cette nouvelle route maritime comme
un moyen de communication imparfait. Car elle livre le com-
merce avec l'Orient aux tempêtes de l'Océan ; elle allonge le
voyage du double de la distance directe, rend la communica-
tion par la vapeur très-difficile, et s'oppose à l'établissement
d'une communication régulière et rapide, condition principale
d'un commerce florissant.
Au moyen du canal de Suez, la science corrige cet état de
choses défectueux dont elle a été l'auteur, et ramène tout le
courant du commerce avec l'Orient dans son ancien lit primitif,
avec la différence toutefois que ce lit n'était praticable autre-
fois que pour le transport de quelques marchandises de beau-
coup de valeur et de peu de poids, et qu'à l'avenir il pourra
servir au transport en masse tel que l'exige le commerce
actuel, n
Ici M. le baron de Czœrnig fait l'historique complet de l'en-
treprise, et il expose les avantages qui en résulteront pour
tout le monde, y compris l'Angleterre. M. de Czœrnig apprécie
également en termes très-bienveillants les mérites de M. de
Lesseps; puis il continue ainsi :
« Qu'il me soit permis de terminer en discutant la question
des rapports de l'Autriche avec l'entreprise de l'ouverture de
l'isthme de Suez et ses conséquences. Un coup d'œil sur la
mappemonde fait voir la position favorable de l'Autriche par
rapport au commerce avec l'Orient. La grande dépression de
terrain, qui, en commençant entre les côtes d'Arabie d'un
côté, et celles d'Abyssinie, de Nubie et d'Egypte d'un autre,
se dirige vers Suez sous le nom de golfe Arabique, où elle
n'est interrompue qu'en apparence par l'isthme de Suez, se
continue presque en ligne droite à travers les mers Ionienne et
Adriatique, pour former cette voie d'eau qui pénètre le plus
avant dans le continent de l'Europe. Toutes les époques ont
exploité cette position favorable. La mer Adriatique était long-
temps avant la Méditerranée le berceau du commerce euro-
péen dans son état primitif; sur ses côtes s'élevèrent Epidaure
(près de Raguse) et Naupactos sur la Narcuta, les deux plus
anciens entrepôts de commerce, Pola etHadria, premiers éta-
blissements d'une antiquité mythologique ; et la piraterie
régnant de bonne heure dans celle mer témoigne assez d'un
commerce bien établi, sans lequel la piraterie n'aurait pas de
raison d'être. La côte adriatique prit part au commerce du
monde, surtout à celui de l'Inde, depuis que la naissante do*
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