Titre : Nouvelles annales de la construction : publication rapide et économique des documents les plus récents et les plus intéressants relatifs à la construction française et étrangère... / C.-A. Oppermann
Titre : New annals of the construction
Titre : Neue Annalen der Baukunst
Éditeur : V. Dalmont (Paris)
Éditeur : V. DalmontV. Dalmont (Paris)
Éditeur : DunodDunod (Paris)
Éditeur : J. BaudryJ. Baudry (Paris)
Éditeur : C. BérangerC. Béranger (Paris)
Date d'édition : 1857-03-01
Contributeur : Oppermann, Charles Alfred (18..-18.. ; ingénieur des Ponts et chaussées). Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32826369p
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5529 Nombre total de vues : 5529
Description : 01 mars 1857 01 mars 1857
Description : 1857/03/01 (A3,N3)-1857/03/31. 1857/03/01 (A3,N3)-1857/03/31.
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Corpus : Art de l'ingénieur Collection numérique : Corpus : Art de l'ingénieur
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5577502v
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, V-3528
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 30/11/2010
33 NOUVELLES ANNALES DE LA CONSTRUCTION. — MARS 1857. 34
recouvert les drains avec de la terre provenant de la partie supérieure
du sol, qui contenait des plantes très-vivaces alimentées par l'humidité.
Cette opinion est probablement exacte ; et, en opérant comme on le
fait dans une partie du département de l'Oise, il est à craindre qu'on
ait plus d'un accident de cette nature à signaler. En effet, si l'on sup-
pose que le travail a été exécuté comme l'enseigne, par exemple, le
Manuel populaire de drainage, il est à craindre que beaucoup de drai-
nages ne se trouvent dans de mauvaises conditions, car on lit dans ce
manuel : « On a dit qu'il fallait, autant que possible, placer d'un côté
les terres de la couche supérieure et, de l'autre, les terres provenant des
parties inférieures des drains. On s'est beaucoup préoccupé de cette
question et à mon avis on a eu tort. En effet, je poserai en principe que
la terre de la plus mauvaise qualité deviendra bonne du moment où
elle sera exposée aux influences atmosphériques, où elle sera fumée et
avec soin, etc. »
L'auteur était alors loin de supposer que cette manière d'agir facili-
terait l'introduction des racines dans les tranchées et que, cherchant
encore plus la bonne terre que l'eau, elles descendraient vite jusqu'aux
tuyaux.
A l'époque où parut ce manuel, c'est-à-dire en 1854, non-seulement
l'auteur ne croyait même pas à l'engorgement des tuyaux, mais il
faisait peu de cas de cet accident lorsqu'il se présentait, ne le suppo-
sant d'aucune gravité. Dans le chapitre traitant des engorgements, il
s'exprime ainsi :
« On a parlé beaucoup de queues de renard, de racines d'arbres et
de plantes ; on a même affirmé que des drains s'étaient trouvés com-
plètement obstrués par des racines de colza, qui avaient pénétré à
lm.50 de profondeur.
» Je ne dirai pas que des racines ne puissent obstruer, à la longue,
quelques mètres de tuyaux; mais ce ne seront ni des racines de colza,
plante annuelle, qui pourrissent et se décomposent immédiatement
après la récolte; ce ne seront pas non plus, quoiqu'on l'ait formelle-
ment déclaré, les racines de luzerne, qui tracent il est vrai à une grande
profondeur, mais qui, mourant au contact de l'eau, ne pourraient se
développer dans les tuyaux.
» Les racines d'arbres qui peuvent nuire sérieusement à quelques
parties de drain sont principalement celles du frêne, de l'orme, du peu-
plier et, en première ligne, celles de l'acacia; mais il ne paraît pas
possible que l'effet que pourrait produire une de ces racines fût de
nature à rendre le drainage inefficace.
■> J'admettrai sans conteste qu'il puisse y avoir engorgement complet
sur un point et même sur une certaine étendue; mais on me concédera
que les eaux arrêtées pour un instant dans le tuyau obstrué, trouve-
raient bientôt leur écoulement de chaque côté, et en dessus. Si on niait
cet effet, on nierait en même temps, et par cela même, les résultats du
drainage, parce que, du moment où l'on poserait en fait que des eaux
retenues à cinq ou six métrés des drains ne parviendraient pas à s'écouler
à travers un terrain qui toucherait immédiatement à un autre terrain
traversé par un drain non obstrué, on ne serait pas fondé à admettre
que, dans les grandes pluies, les eaux tombées à une distance égale
des drains pussent être évacuées au moyen de ces mêmes drains.
» Que les draineurs se rassurent donc et qu'ils marchent hardiment
dans la voie que nous leur indiquons. »
D'après ces principes, l'exécution du drainage n'exigerait pas autant
de soins qu'on y apporte, puisqu'une partie obstruée ne pourrait nuire
à l'ensemble. Nous n'avons pas besoin de nous étendre sur des données
aussi erronées; mais malheureusement il y a des travaux exécutés
d'après ce système, et il est à craindre qu'ils ne soient tôt ou tard grave-
ment compromis, car on n'a pris aucune précaution.
Mais si d'un côié l'on crie alarme, d'un autre côté l'on trouve des pra-
ticiens, hommes éminents, qui s'occupent de drainage depuis sou in-
troduction en France, et qui regardent l'obstruction des tuyaux comme
presque impossible lorsque le drainage est bien fait.
Nous partageons entièrement l'opinion de ces derniers, car depuis
six ans que nous nous occupons de drainage , nous avons fait drainer,
soit sous notre surveillance immédiate, soit d'après nos plans, plus de
deux mille cinq cents hectares, dans des conditions souvent difficiles et
même exceptionnelles, et nous n'avons pas connaissance d'une seule
obstruction. Nous sommes donc en droit, d'après cela, dédire que la
plupart des obstructions sont dues à la négligence apportée dans l'exé-
cution et au peu de précautions prises pour les prévenir.
Mais nous sommes loin de les croire impossibles , nous les craignons
même beaucoup ; aussi ne négligeons-nous aucune précaution pour les
prévenir, et, jusqu'à ce jour, nous avons toujours réussi à les éviter.
Les obstructions peuvent avoir lieu :
1° Par des dépôts calcaires ;
2° Par des dépôts de peroxyde de fer;
3° Par l'introduction, dans les tuyaux, des racines de plantes aquati-
36
ques, telles que la prêle, le jonc des tonnelliers, la véronique becca-
bunga, etc.;
4° Par les racines d'arbres, et particulièrement par les peupliers,
saules, trembles, bouleaux, aulnes, acacias, frênes, etc. ;
5° Par l'introduction de terre et les dépôts de vase pendant l'exécution.
OBSTRUCTIONS PAR LE CARBONATE DE CHAUX.
Il arrive fréquemment qu'on ait à supprimer des sources dont les eaux
sont saturées de carbonate de chaux qu'elles ont enlevé aux couches
calcaires dans leur parcours. Sous l'action de l'air, une partie de l'acide
carbonique se détache et donne lieu à un sesqui-carbonate de chaux
insoluble dans l'eau, et qui se dépose. On remarque ces dépôts incrus-
tants le long des anciens fossés, dans les herbes et les plantes aqua-
tiques. Quoique ces dépôts ne puissent pas incruster les tuyaux immé-
diatement, il est utile de les prévenir. A cet effet, il faut priver l'eau
le plus possible du contact de l'air.
Dans la partie supérieure on ferme l'extrémité du tuyau, et la
source se trouve ainsi complètement privée d'air; mais comme dans la
partie inférieure le drain doit nécessairement déboucher à l'air libre,
afin d'empêcher son introduction dans l'intérieur du tuyau, on place
à une dizaine de mètres du débouché un petit regard maçonné qui a
environ 30 centimètres de diamètre intérieur, mais dont la partie supé-
rieure du tuyau d'amenée est placée à quelques centimètres au-dessous
du tuyau de sortie, de manière à être toujours noyée dans l'eau et bou-
chée par l'eau elle-même. Nous avons fait exécuter de semblables regards
pour l'enlèvement des sources de l'étang de Chevrier, dont les eaux
sont fortement incrustantes, et, depuis trois ans que ce drainage fonc-
tionne, il ne s'est formé aucun dépôt dans les tuyaux. Nous croyons
être le premier qui' ait fait usage de ces regards; notre but a été de re-
tarder le dégagement de l'acide carbonique dissous dans l'eau et, par
suite, la précipitation du carbonate de chaux.
11 est bon de faire un drain spécial pour les sources et de l'isoler
complètement du drainage. Cette manière d'opérer augmente considé-
rablement la sécurité; car s'il arrivait un accident au drain de source,
cela n'influerait en rien sur le reste du drainage.
[La suite au prochain numéro).
Ed. VlANNE.
Directeur du journal le Draineur.
NOTES ET DOCUMENTS.
lies quatre grands viaducs
de Chaumont, Nogent, Goelschthal, Elsterthal, et l'aqueduc
de Roquefavour.
Si quelque chose peut inspirer l'admiration et le respect pour la
prodigieuse activité déployée par le génie moderne depuis 'ces trente
dernières années, ce sont assurément les gigantesques ouvrages desti-
nés à faire franchir les vallées et les fleuves aux principaux chemins
de fer.
Les Romains étaient certes de hardis constructeurs, et beaucoup de
leurs travaux d'art ont pu servir de modèles aux ingénieurs du temps
actuel; mais les ponts et les aqueducs les plus remarquables qu'ils nous
ont laissés, sont dépassés de beaucoup, sous tous les rapports, par les
colossales maçonneries de l'art contemporain.
Nous avons donc pensé qu'en vue de l'intérêt qui s'attache à ces
créations hors ligne, nos lecteurs nous pardonneraient de consacrer,
cette fois, une livraison tout entière à des ouvrages, encore excep-
tionnels aujourd'hui, mais qui se multiplieront à mesure que les che-
mins de fer pénétreront plus avant dans les vallées secondaires.
Tiaduc de Chaumont
Sur la Suize (Haute-Marne. — Chemin de fer de Saint-Dizier à Gray).
Ingénieur en chef, M. ZEILLER.
PL. 19, 16, 17.
Description générale. — Ce viaduc n'a pas moins de 600 mètres de
développement et 49m.55 mètres d'élévation au-dessus du point le plus
bas de la vallée. Il se compose de trois rangs d'arcades superposées, de
9m.50 d'ouverture moyenne. D'une extrémité à l'autre de l'étage supé-
rieur, on compte cinquante arcades, quarante-six à l'étage intermé-
diaire, et vingt-six à l'étage inférieur. La largeur du viaduc , qui va en
décroissant de la base au sommet, est de 16 moires au niveau du sol et
de 8m.40 entre les têtes des voûtes supérieures. Quant aux voûtes des
deux étages inférieurs, elles n'ont que 3 mètres de largeur entre les
têtes, et remplissent ainsi simplement le rôle d'arceaux contre-boutants,
ayant pour effet d'empêcher la flexion transversale des piles, dont l'é-
paisseur a pu, moyennant ce secours, être réduite à2m.05. De cinq
1857. — 5
recouvert les drains avec de la terre provenant de la partie supérieure
du sol, qui contenait des plantes très-vivaces alimentées par l'humidité.
Cette opinion est probablement exacte ; et, en opérant comme on le
fait dans une partie du département de l'Oise, il est à craindre qu'on
ait plus d'un accident de cette nature à signaler. En effet, si l'on sup-
pose que le travail a été exécuté comme l'enseigne, par exemple, le
Manuel populaire de drainage, il est à craindre que beaucoup de drai-
nages ne se trouvent dans de mauvaises conditions, car on lit dans ce
manuel : « On a dit qu'il fallait, autant que possible, placer d'un côté
les terres de la couche supérieure et, de l'autre, les terres provenant des
parties inférieures des drains. On s'est beaucoup préoccupé de cette
question et à mon avis on a eu tort. En effet, je poserai en principe que
la terre de la plus mauvaise qualité deviendra bonne du moment où
elle sera exposée aux influences atmosphériques, où elle sera fumée et
avec soin, etc. »
L'auteur était alors loin de supposer que cette manière d'agir facili-
terait l'introduction des racines dans les tranchées et que, cherchant
encore plus la bonne terre que l'eau, elles descendraient vite jusqu'aux
tuyaux.
A l'époque où parut ce manuel, c'est-à-dire en 1854, non-seulement
l'auteur ne croyait même pas à l'engorgement des tuyaux, mais il
faisait peu de cas de cet accident lorsqu'il se présentait, ne le suppo-
sant d'aucune gravité. Dans le chapitre traitant des engorgements, il
s'exprime ainsi :
« On a parlé beaucoup de queues de renard, de racines d'arbres et
de plantes ; on a même affirmé que des drains s'étaient trouvés com-
plètement obstrués par des racines de colza, qui avaient pénétré à
lm.50 de profondeur.
» Je ne dirai pas que des racines ne puissent obstruer, à la longue,
quelques mètres de tuyaux; mais ce ne seront ni des racines de colza,
plante annuelle, qui pourrissent et se décomposent immédiatement
après la récolte; ce ne seront pas non plus, quoiqu'on l'ait formelle-
ment déclaré, les racines de luzerne, qui tracent il est vrai à une grande
profondeur, mais qui, mourant au contact de l'eau, ne pourraient se
développer dans les tuyaux.
» Les racines d'arbres qui peuvent nuire sérieusement à quelques
parties de drain sont principalement celles du frêne, de l'orme, du peu-
plier et, en première ligne, celles de l'acacia; mais il ne paraît pas
possible que l'effet que pourrait produire une de ces racines fût de
nature à rendre le drainage inefficace.
■> J'admettrai sans conteste qu'il puisse y avoir engorgement complet
sur un point et même sur une certaine étendue; mais on me concédera
que les eaux arrêtées pour un instant dans le tuyau obstrué, trouve-
raient bientôt leur écoulement de chaque côté, et en dessus. Si on niait
cet effet, on nierait en même temps, et par cela même, les résultats du
drainage, parce que, du moment où l'on poserait en fait que des eaux
retenues à cinq ou six métrés des drains ne parviendraient pas à s'écouler
à travers un terrain qui toucherait immédiatement à un autre terrain
traversé par un drain non obstrué, on ne serait pas fondé à admettre
que, dans les grandes pluies, les eaux tombées à une distance égale
des drains pussent être évacuées au moyen de ces mêmes drains.
» Que les draineurs se rassurent donc et qu'ils marchent hardiment
dans la voie que nous leur indiquons. »
D'après ces principes, l'exécution du drainage n'exigerait pas autant
de soins qu'on y apporte, puisqu'une partie obstruée ne pourrait nuire
à l'ensemble. Nous n'avons pas besoin de nous étendre sur des données
aussi erronées; mais malheureusement il y a des travaux exécutés
d'après ce système, et il est à craindre qu'ils ne soient tôt ou tard grave-
ment compromis, car on n'a pris aucune précaution.
Mais si d'un côié l'on crie alarme, d'un autre côté l'on trouve des pra-
ticiens, hommes éminents, qui s'occupent de drainage depuis sou in-
troduction en France, et qui regardent l'obstruction des tuyaux comme
presque impossible lorsque le drainage est bien fait.
Nous partageons entièrement l'opinion de ces derniers, car depuis
six ans que nous nous occupons de drainage , nous avons fait drainer,
soit sous notre surveillance immédiate, soit d'après nos plans, plus de
deux mille cinq cents hectares, dans des conditions souvent difficiles et
même exceptionnelles, et nous n'avons pas connaissance d'une seule
obstruction. Nous sommes donc en droit, d'après cela, dédire que la
plupart des obstructions sont dues à la négligence apportée dans l'exé-
cution et au peu de précautions prises pour les prévenir.
Mais nous sommes loin de les croire impossibles , nous les craignons
même beaucoup ; aussi ne négligeons-nous aucune précaution pour les
prévenir, et, jusqu'à ce jour, nous avons toujours réussi à les éviter.
Les obstructions peuvent avoir lieu :
1° Par des dépôts calcaires ;
2° Par des dépôts de peroxyde de fer;
3° Par l'introduction, dans les tuyaux, des racines de plantes aquati-
36
ques, telles que la prêle, le jonc des tonnelliers, la véronique becca-
bunga, etc.;
4° Par les racines d'arbres, et particulièrement par les peupliers,
saules, trembles, bouleaux, aulnes, acacias, frênes, etc. ;
5° Par l'introduction de terre et les dépôts de vase pendant l'exécution.
OBSTRUCTIONS PAR LE CARBONATE DE CHAUX.
Il arrive fréquemment qu'on ait à supprimer des sources dont les eaux
sont saturées de carbonate de chaux qu'elles ont enlevé aux couches
calcaires dans leur parcours. Sous l'action de l'air, une partie de l'acide
carbonique se détache et donne lieu à un sesqui-carbonate de chaux
insoluble dans l'eau, et qui se dépose. On remarque ces dépôts incrus-
tants le long des anciens fossés, dans les herbes et les plantes aqua-
tiques. Quoique ces dépôts ne puissent pas incruster les tuyaux immé-
diatement, il est utile de les prévenir. A cet effet, il faut priver l'eau
le plus possible du contact de l'air.
Dans la partie supérieure on ferme l'extrémité du tuyau, et la
source se trouve ainsi complètement privée d'air; mais comme dans la
partie inférieure le drain doit nécessairement déboucher à l'air libre,
afin d'empêcher son introduction dans l'intérieur du tuyau, on place
à une dizaine de mètres du débouché un petit regard maçonné qui a
environ 30 centimètres de diamètre intérieur, mais dont la partie supé-
rieure du tuyau d'amenée est placée à quelques centimètres au-dessous
du tuyau de sortie, de manière à être toujours noyée dans l'eau et bou-
chée par l'eau elle-même. Nous avons fait exécuter de semblables regards
pour l'enlèvement des sources de l'étang de Chevrier, dont les eaux
sont fortement incrustantes, et, depuis trois ans que ce drainage fonc-
tionne, il ne s'est formé aucun dépôt dans les tuyaux. Nous croyons
être le premier qui' ait fait usage de ces regards; notre but a été de re-
tarder le dégagement de l'acide carbonique dissous dans l'eau et, par
suite, la précipitation du carbonate de chaux.
11 est bon de faire un drain spécial pour les sources et de l'isoler
complètement du drainage. Cette manière d'opérer augmente considé-
rablement la sécurité; car s'il arrivait un accident au drain de source,
cela n'influerait en rien sur le reste du drainage.
[La suite au prochain numéro).
Ed. VlANNE.
Directeur du journal le Draineur.
NOTES ET DOCUMENTS.
lies quatre grands viaducs
de Chaumont, Nogent, Goelschthal, Elsterthal, et l'aqueduc
de Roquefavour.
Si quelque chose peut inspirer l'admiration et le respect pour la
prodigieuse activité déployée par le génie moderne depuis 'ces trente
dernières années, ce sont assurément les gigantesques ouvrages desti-
nés à faire franchir les vallées et les fleuves aux principaux chemins
de fer.
Les Romains étaient certes de hardis constructeurs, et beaucoup de
leurs travaux d'art ont pu servir de modèles aux ingénieurs du temps
actuel; mais les ponts et les aqueducs les plus remarquables qu'ils nous
ont laissés, sont dépassés de beaucoup, sous tous les rapports, par les
colossales maçonneries de l'art contemporain.
Nous avons donc pensé qu'en vue de l'intérêt qui s'attache à ces
créations hors ligne, nos lecteurs nous pardonneraient de consacrer,
cette fois, une livraison tout entière à des ouvrages, encore excep-
tionnels aujourd'hui, mais qui se multiplieront à mesure que les che-
mins de fer pénétreront plus avant dans les vallées secondaires.
Tiaduc de Chaumont
Sur la Suize (Haute-Marne. — Chemin de fer de Saint-Dizier à Gray).
Ingénieur en chef, M. ZEILLER.
PL. 19, 16, 17.
Description générale. — Ce viaduc n'a pas moins de 600 mètres de
développement et 49m.55 mètres d'élévation au-dessus du point le plus
bas de la vallée. Il se compose de trois rangs d'arcades superposées, de
9m.50 d'ouverture moyenne. D'une extrémité à l'autre de l'étage supé-
rieur, on compte cinquante arcades, quarante-six à l'étage intermé-
diaire, et vingt-six à l'étage inférieur. La largeur du viaduc , qui va en
décroissant de la base au sommet, est de 16 moires au niveau du sol et
de 8m.40 entre les têtes des voûtes supérieures. Quant aux voûtes des
deux étages inférieurs, elles n'ont que 3 mètres de largeur entre les
têtes, et remplissent ainsi simplement le rôle d'arceaux contre-boutants,
ayant pour effet d'empêcher la flexion transversale des piles, dont l'é-
paisseur a pu, moyennant ce secours, être réduite à2m.05. De cinq
1857. — 5
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