Trouver un ingénieur des Ponts

Vous recherchez un ingénieur de l'administration des ponts et chaussées ou des travaux publics ? Vous êtes au bon endroit !
Voici le mode d'emploi vous permettant de vous repérer.

Il s'agit d'un ingénieur sorti de l'École des ponts et chaussées, civil ou du corps

Au XVIIIe siècle, il n’existe que des élèves et ingénieurs du corps (le corps des Ponts a été créé en 1716).
Cependant, l’École accepte aussi, dès sa création, des élèves libres (auditeurs libres), notamment de nombreux étrangers, même si leur admission officielle date de 1825. Ils ne reçoivent aucun diplôme. À partir de 1851, l’École accepte sur concours des élèves qui ne sortent pas de Polytechnique (école créée en 1794, dont l’École des Ponts était devenue école d’application). Ils portent selon les époques le titre d’élèves externes, titulaires ou civils et leurs années d’études sont sanctionnées par un diplôme. Le titre d’ingénieur civil des ponts et chaussées leur est refusé au profit de celui d’ingénieur des constructions civiles (1894).

Ce n’est qu’en 1934 que les civils obtiennent le titre d’ingénieur diplômé de l’École des ponts et chaussées. Certains d’entre eux, au XIXe siècle, passeront le concours d’ingénieur, chef ou sous-chef de section du cadre auxiliaire des travaux publics (voir ci-dessous).

L’admission d’auditeurs libres reste autorisée.

Pour retrouver l’élève qui vous intéresse, consultez :

  • la liste des élèves du Corps, des élèves civils, auditeurs libres et visiteurs de l'École des ponts et chaussées de 1744 à 1930 document PDF
  • la liste des ingénieurs sur l'Héritage des ponts et chaussées
  • les dossiers de carrière des ingénieurs du corps des ponts et chaussées consultables aux Archives nationales. Voir l'inventaire-index "Ingénieurs-des-Ponts-Chaussées (1748-1932)" des Archives nationales document PDF

Pour les auditeurs libres et les ingénieurs civils qui n’entrent pas dans l’administration, il est plus difficile de suivre leur carrière. En effet, ils travaillent souvent dans des entreprises privées que l’on n’identifie pas toujours.
Pour les nombreux civils étrangers rentrés dans leur pays, la carrière est généralement prestigieuse, mais ces archives sont conservées dans leur pays d’origine.

Il s'agit d'un conducteur :

Les conducteurs (ancien nom d'un corps d'ingénieurs des travaux publics) entraient par concours dans l’administration, souvent comme commis puis conducteurs. Certains d’entre eux finissaient leur carrière comme « faisant office d’ingénieur des ponts et chaussées 3e classe » ou comme ingénieur des ponts et chaussées 3e ou 2e classe, sans jamais être passés par l’École. Après la guerre de 14, le corps des conducteurs disparaît et est remplacé par le corps des ingénieurs des travaux publics de l’État - ou ITPE -).

Dès le milieu du XIXe siècle, l’École ouvre un concours spécifique pour les conducteurs puis pour les ITPE (après 1918) qui permet à certains d’entre eux d’intégrer l’École et d’en obtenir le diplôme. Ils sont considérés comme des ingénieurs du corps.

En 1953, le ministère des travaux publics, des transports et du tourisme décide de créer l’école qui deviendra l’École nationale des travaux publics de l’État (ENTPE) qui forme des ITPE.

Pour trouver des informations concernant les conducteurs :

Mis à part pour les conducteurs passés par l’École, il n'y a pas de sources relatives aux conducteurs à l'École.

  • Il est possible de reconstituer la carrière des conducteurs, puis des ITPE à partir des annuaires du ministère ou de la partie "Personnel" des Annales des ponts et chaussées.
  • S'adresser à l'ENTPE pour les recherches sur leurs anciens élèves (après 1953)
  • Une partie des dossiers de carrière des conducteurs est consultable aux Archives nationales. Ils ne sont pas conservés à l'École. Voir le répertoire alphabétique des "Dossiers individuels des conducteurs des Ponts-et-Chaussées - XVIIIe - XIXe siècles" conservés aux Archives nationales.

Il s'agit d'un ingénieur, chef ou sous-chef de section du cadre auxiliaire des Travaux publics

L’ambitieux plan Freycinet, mis en place à partir de 1878-1879, a notamment pour objectif de développer les chemins de fer d’intérêt local et aménager les canaux en 10 ans. Le personnel du ministère des Travaux publics, particulièrement les corps des ingénieurs et des conducteurs ont alors besoin d’être renforcés mais, malgré tous les efforts pour augmenter les effectifs, cela reste insuffisant. La solution imaginée par le ministère est de mettre en place pour une courte période d’une douzaine d’années un cadre d’emploi auxiliaire. Le 20 décembre 1878, un décret organise donc le recrutement sur concours de chefs et de sous-chefs de section, et d’ingénieurs auxiliaires des Travaux de l’État. Comme indiqué ci-dessus, un certain nombre d’anciens élèves civils de l’École, français et étrangers, ont fait partie de ce corps.

Pour trouver des informations concernant les cadres-auxiliaires, consultez :

  • les dossiers de carrière des ingénieurs, chefs et sous-chefs de section du cadre auxiliaire aux Archives nationales. Ils ne sont pas conservés à l'École. Voir le répertoire alphabétique des "Dossiers individuels du cadre auxiliaire des Travaux Publics XIXe siècle" ;
  • les documents relatifs aux anciens élèves civils de l’École des ponts et chaussées, voir ci-dessus.

Il s'agit d'un ancien élève de l’École spéciale des travaux publics (ESTP)

École créée par Léon Eyrolles, conducteur de travaux des Ponts et Chaussées qui forme des ingénieurs travaillant dans les Travaux publics.

Pour en savoir plus sur l'histoire de l'ESTP

Contact documentation

Il s'agit d'un ancien élève de l’École Centrale

Celle-ci forme des ingénieurs civils dont certains, comme Gustave Eiffel, ont eu des carrières proches de celles des ingénieurs des Ponts (dans les chemins de fer par exemple).

Pour en savoir plus sur l'histoire de l'École Centrale de Paris

Contacter les bibliothèques de Centrale