Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-12-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 décembre 1858 10 décembre 1858
Description : 1858/12/10 (A3,N60). 1858/12/10 (A3,N60).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203106f
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
G12 L'ISTHME DE SUEZ, VENDREDI 10 DÉCEMBRE.
dans la vallée du Nil et dans l'Ouadée-Toumilat on
trouvera des puits dont l'eau sera bonne pour l'alimen-
tation des travailleurs, et qu'à partir du point où ces
eaux cesseraient d'être potables jusqu'au lac Timsah, on
pourra les porter aux chantiers par un système de norias
échelonnées de distance en distance, et amenant l'eau à
des réservoirs qui seraient reliés entre eux par des
tuyaux de poterie.
M. Mougel ajoute que les évaluations demandées aux
ingénieurs ne peuvent être faites que d'après les nivelle-
ments du projet primitif; mais qu'on réalisera probable-
ment des économies notables par un tracé qui pourra
être perfectionné dans l'exécution et dans lequel, sans
s'assujettir à suivre de longs alignements droits, on
s'attacherait à diminuer le cube des terrassements et à
compenser plus exactement les déblais et les remblais.
La séance est levée.
CINQUIÈME SÉANCE DU 25 NOVEMBRE 1858.
Présidence de M. de Lesseps.
Membres présents :
MM. Renaud , vice-président ;
Conrad ; de Fourcy ; Larousse ;
Bourdon, secrétaire-adjoint ;
M. Mougel-Bey et M. Laroche assistent à la séance.
Mesures à prendre pour l'exécution des travaux du
canal maritime.
M. Mougel expose que, dans les prévisions du projet
primitif, l'achèvement du canal d'eau douce devait pré-
céder la constitution même de la société. Mais diverses
circonstances, dont M. de Lesseps a rendu compte dans
la première séance, ont empêché jusqu'ici l'exécution
de ce canal. Si l'on veut que le moment où les deux
mers seront mises en communication ne se trouve pas
ajourné d'une manière fàcheuse pour le commerce et
pour les intérêts de la Compagnie, il importe de ne pas
subordonner le commencement des travaux du canal
maritime à l'achèvement du canal d'eau douce.
On pourrait organiser à bref délai des chantiers aux
deux extrémités de la ligne.
A Saïd, on installerait un appontement suivant l'ali-
gnement de la jetée qui est destinée à former le côté
ouest de l'arrière-bassin. Sur cet appontement, où vien-
draient accoster les bâtiments chargés de matériaux, on
établirait des voies de fer en nombre suffisant pour trans-
porter directement le charbon, les pierres, la chaux,
la brique, etc., dans des magasins spéciaux construits
pour les recevoir.
Afin de pourvoir plus facilement à l'alimentation des
ouvriers de Saïd, on ouvrirait-un canal avec une écluse
en bois qui, faisant communiquer le Nil au-dessus de
Damiette avec le lac Menzaleh, permettrait de faire ar-
river jusqu'aux chantiers des barques portant des vivres,
de l'eau et même quelques matériaux. Ces barques se-
raient convoyées, soit à l'allée, soit au retour, au moyen
de toueurs, tels qu'il en existe en Angleterre, de la force
de 50 chevaux, ne tirant que 0,70 d'eau.
Un phare fixe en fer, avec pieux à vis, et un feu mo-
bile qui se déplacerait au fur et à mesure de l'avance-
ment de la jetée, permettraient aux bâtiments de se
diriger avec sûreté. Dès que la jetée sera suffisamment
avancée , elle formerait un commencement de port pour
abriter le matériel flottant.
Les chalands d'un faible tirant d'eau pourront se
réfugier dans le lac Menzaleh, où ils entreront par le
boghaz de Gémileh.
Peut-être même pourra-t-on fermer le boghaz , et le
rapprocher de l'extrémité du canal dont il est séparé par
une distance de 9 kilomètres environ.
On construirait à Saïd un baraquement pour 2,000
ou 3,000 ouvriers.
Six dragues sont aujourd'hui disponibles en Egypte.
Quatre de ces dragues seraient établies sur la ligne du
canal en remontant vers Suez.
Pour fournir de l'eau aux travailleurs échelonnés sur
une longueur de 40,000 mètres, on pourrait ou em-
ployer des appareils distillatoires, ou porter l'eau du
Nil par des barques-citernes, ou creuser des puits aux
environs de Salaïeh, et faire remonter l'eau pour la ver-
ser, avec la charge nécessaire, dans une conduite rejoi-
gnant le canal maritime par la ligne la plus courte, et
longeant ensuite ce canal jusqu'à Saïd. Cette conduite
traverserait le lac Menzaleh sur une ligne de pieux avec
un chapeau et des traverses.
Tous les 5,000 mètres on disposerait un bâtiment
avec réservoir pour les ouvriers employés aux dra-
gues.
Quant à la construction de la jetée, on commencerait
par employer tous les matériaux qui pourraient être
apportés des carrières situées à Mex, auprès d'Alexan-
drie. Ces carrières fournissent un calcaire de structure
oolithique d'une qualité suffisante pour les enroche-
ments. On amènerait par Damiette et la mer toutes les
pierres que la hauteur des eaux dans le Nil permettrait
de tirer des environs du Caire. On examinerait, pendant
ce temps, quelles sont les ressources qu'on peut tirer
des îles de la Grèce, mais on doit compter surtout
sur les matériaux qui seront fournis par les carrières de
l'Attaka, près de Suez, aussitôt qu'on aura mis les
deux extrémités en communication par un canal de
petite dimension.
Du côté de Suez, on installera à Attaka un grand
chantier et tous les appareils nécessaires pour l'exploi-
tation des carrières, le transport et l'embarquement des
matériaux.
Les terrassements, qui jusqu'aux lacs Amers n'ont pas
une grande importance , ne nécessiteront pas un très-
grand nombre d'hommes ; on transportera par le che-
min de fer deux des six dragues disponibles.
Pour fournir de l'eau potable aux ouvriers, on em-
ploierait des appareils distillatoires. Le chemin de fer
apportera provisoirement des vivres et du charbon.
dans la vallée du Nil et dans l'Ouadée-Toumilat on
trouvera des puits dont l'eau sera bonne pour l'alimen-
tation des travailleurs, et qu'à partir du point où ces
eaux cesseraient d'être potables jusqu'au lac Timsah, on
pourra les porter aux chantiers par un système de norias
échelonnées de distance en distance, et amenant l'eau à
des réservoirs qui seraient reliés entre eux par des
tuyaux de poterie.
M. Mougel ajoute que les évaluations demandées aux
ingénieurs ne peuvent être faites que d'après les nivelle-
ments du projet primitif; mais qu'on réalisera probable-
ment des économies notables par un tracé qui pourra
être perfectionné dans l'exécution et dans lequel, sans
s'assujettir à suivre de longs alignements droits, on
s'attacherait à diminuer le cube des terrassements et à
compenser plus exactement les déblais et les remblais.
La séance est levée.
CINQUIÈME SÉANCE DU 25 NOVEMBRE 1858.
Présidence de M. de Lesseps.
Membres présents :
MM. Renaud , vice-président ;
Conrad ; de Fourcy ; Larousse ;
Bourdon, secrétaire-adjoint ;
M. Mougel-Bey et M. Laroche assistent à la séance.
Mesures à prendre pour l'exécution des travaux du
canal maritime.
M. Mougel expose que, dans les prévisions du projet
primitif, l'achèvement du canal d'eau douce devait pré-
céder la constitution même de la société. Mais diverses
circonstances, dont M. de Lesseps a rendu compte dans
la première séance, ont empêché jusqu'ici l'exécution
de ce canal. Si l'on veut que le moment où les deux
mers seront mises en communication ne se trouve pas
ajourné d'une manière fàcheuse pour le commerce et
pour les intérêts de la Compagnie, il importe de ne pas
subordonner le commencement des travaux du canal
maritime à l'achèvement du canal d'eau douce.
On pourrait organiser à bref délai des chantiers aux
deux extrémités de la ligne.
A Saïd, on installerait un appontement suivant l'ali-
gnement de la jetée qui est destinée à former le côté
ouest de l'arrière-bassin. Sur cet appontement, où vien-
draient accoster les bâtiments chargés de matériaux, on
établirait des voies de fer en nombre suffisant pour trans-
porter directement le charbon, les pierres, la chaux,
la brique, etc., dans des magasins spéciaux construits
pour les recevoir.
Afin de pourvoir plus facilement à l'alimentation des
ouvriers de Saïd, on ouvrirait-un canal avec une écluse
en bois qui, faisant communiquer le Nil au-dessus de
Damiette avec le lac Menzaleh, permettrait de faire ar-
river jusqu'aux chantiers des barques portant des vivres,
de l'eau et même quelques matériaux. Ces barques se-
raient convoyées, soit à l'allée, soit au retour, au moyen
de toueurs, tels qu'il en existe en Angleterre, de la force
de 50 chevaux, ne tirant que 0,70 d'eau.
Un phare fixe en fer, avec pieux à vis, et un feu mo-
bile qui se déplacerait au fur et à mesure de l'avance-
ment de la jetée, permettraient aux bâtiments de se
diriger avec sûreté. Dès que la jetée sera suffisamment
avancée , elle formerait un commencement de port pour
abriter le matériel flottant.
Les chalands d'un faible tirant d'eau pourront se
réfugier dans le lac Menzaleh, où ils entreront par le
boghaz de Gémileh.
Peut-être même pourra-t-on fermer le boghaz , et le
rapprocher de l'extrémité du canal dont il est séparé par
une distance de 9 kilomètres environ.
On construirait à Saïd un baraquement pour 2,000
ou 3,000 ouvriers.
Six dragues sont aujourd'hui disponibles en Egypte.
Quatre de ces dragues seraient établies sur la ligne du
canal en remontant vers Suez.
Pour fournir de l'eau aux travailleurs échelonnés sur
une longueur de 40,000 mètres, on pourrait ou em-
ployer des appareils distillatoires, ou porter l'eau du
Nil par des barques-citernes, ou creuser des puits aux
environs de Salaïeh, et faire remonter l'eau pour la ver-
ser, avec la charge nécessaire, dans une conduite rejoi-
gnant le canal maritime par la ligne la plus courte, et
longeant ensuite ce canal jusqu'à Saïd. Cette conduite
traverserait le lac Menzaleh sur une ligne de pieux avec
un chapeau et des traverses.
Tous les 5,000 mètres on disposerait un bâtiment
avec réservoir pour les ouvriers employés aux dra-
gues.
Quant à la construction de la jetée, on commencerait
par employer tous les matériaux qui pourraient être
apportés des carrières situées à Mex, auprès d'Alexan-
drie. Ces carrières fournissent un calcaire de structure
oolithique d'une qualité suffisante pour les enroche-
ments. On amènerait par Damiette et la mer toutes les
pierres que la hauteur des eaux dans le Nil permettrait
de tirer des environs du Caire. On examinerait, pendant
ce temps, quelles sont les ressources qu'on peut tirer
des îles de la Grèce, mais on doit compter surtout
sur les matériaux qui seront fournis par les carrières de
l'Attaka, près de Suez, aussitôt qu'on aura mis les
deux extrémités en communication par un canal de
petite dimension.
Du côté de Suez, on installera à Attaka un grand
chantier et tous les appareils nécessaires pour l'exploi-
tation des carrières, le transport et l'embarquement des
matériaux.
Les terrassements, qui jusqu'aux lacs Amers n'ont pas
une grande importance , ne nécessiteront pas un très-
grand nombre d'hommes ; on transportera par le che-
min de fer deux des six dragues disponibles.
Pour fournir de l'eau potable aux ouvriers, on em-
ploierait des appareils distillatoires. Le chemin de fer
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