Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-04-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 avril 1858 10 avril 1858
Description : 1858/04/10 (A3,N44). 1858/04/10 (A3,N44).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62030901
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
180 L'ISTHME DE SUEZ, SAMEDI 10 AVRIL.
droit où la mer Rouge se déverse dans le golfe Arabique,
commande complétement la seule passe praticable aux vais-
seaux de haut bord.
» Ne discutons pas les titres invoqués par les Anglais dans
ces derniers temps pour légitimer la prise de possession de
l'île. Ils l'ont occupée en 1799, lors de notre expédition d'E-
gypte, comme alliés de la Turquie ; mais ils durent l'évacuer
après la guerre. »
» Quant à une prétendue cession faite en 1855 par des chefs
de tribus nomades, comment les Arabes auraient-ils pu céder
ce qui ne leur appartenait pas? L'ile Périm, située sur les
côtes d'Arabie, appartient sans conteste à la Turquie. Déjà la
Porte a protesté; mais la question est plus haute, elle inté-
resse toutes les nations commerçantes du monde, qui doivent
joindre leurs réclamations à celles de la Turquie.
» Aujourd'hui, malgré les réclamations qui leur arrivent de
toutes parts, les Anglais fortifient l'île Périm. Leur inten-
tion serait d'en faire un nouveau Gibraltar, avec cette diffé-
rence que les vaisseaux peuvent encore franchir le détroit de
Gibraltar, et qu'ils ne pourraient passer le détroit de Bab-el-
Mandeb que sous le feu. des canons anglais. On ne saurait
trop admirer la prévoyance de ce gouvernement. En dépit de
ses solennelles affirmations sur la prétendue impossibilité du
percement de l'isthme de Suez, il comprend que la science mo-
derne est à la hauteur de cette œuvre gigantesque, et ne pou-
vant empêcher la création de ce canal, il en a pris par avance
les clefs. » — Eugène Leconte.
Le lUoniteur de la flotte du 25 mars contenait un article sur
les interpellations attendues pour le 26, et il énumérait les
motifs qui pouvaient faire espérer une réponse favorable de
la part du cabinet nouveau. L'auteurde l'article supposait que
lord Derby saisirait avec plaisir cette occasion de se montrer
plus conciliant que ne l'avait été lord Palmerston. Cette con-
duite était prudente, et répondait mieux au caractère pacifique
qu'a arboré le cabinet tory.
Le Moniteur de la flotte du 28 mars rappelaità propos de la
perte de l'Ava près de Trincomali, les sinistres qu'a éprouvés
la Compagnie Péninsulaire et Orientale depuis sept ans ; et il
faisait remarquer avec raison que pas un seul de ces sinistres
n'avait eu lieu dans la mer Rouge. La navigation de cette mer
n'est donc pas mauvaise, comme on l'a dit avec plus de mal-
veillance que de bonne foi. Depuis vingt ans tout à l'heure
qu'Aden est occupé par les Anglais, et que les steamers sillon-
nent le golfe Arabique, d'abord une fois par mois, puis deux
fois, puis quatre fois, c'estcertainementunedémonstration frap-
pante de voir que pas un accident n'y est arrivé. Le Moniteur
de la flotte espère donc que désormais les adversaires du ca-
nal de Suez s'abstiendront de se faire un argumeut des dan-
gers de la mer Rouge.
Le Moniteur de la flotte du 28 mars annonce le résultat
des interpellations de M. Griffith.
Le Moniteur de la flotte du 1er avril publie un article
très-ferme contre la réponse de M. Disraéli. Il trouve que
l'autorité de M. Stephenson invoquée si singulièrement par
le Chancelier de l'Échiquier, n'en est plus une depuis la ré-
ponse écrasante de la Commission internationale. Quant au
côté politique, dire qu'on attend pour se décider que la ques-
tion soit techniquement assez étudiée, le Moniteur de la
flotte ne peut pas prendre cette objection au sérieux, et il
renvoie M. Disraéli au rapport de la Commission internatio-
nale, et à ceux des Académies des sciences de Paris, de Vienne,
et de la Haye.
Le Moniteur de la flotte affirme que le cabinet anglais est
tenu de laisser à la Porte Ottomane toute sa liberté d'action
dans la question du canal de Suez; puis il ajoute en termi-
nant :
« Mais si l'on ne veut pas prendre cette ligne de conduite,
la seule loyale et la seule prudente, il ne faut pas du moins
dissimuler sa pensée. Les arguments qu'on invoque n'ont
aucune valeur. Cent fois réfutés, ils ne méritent point un
examen nouveau. Ils cachent seulement, sans le couvrir suffi-
samment, un mauvais vouloir qu'on n'ose avouer. Sans
exagération, on pourrait préférer encore la rude franchise de
lord Palmerston.
n La seule concession qu'ait faite M. Disraéli, c'est de dire
que le gouvernement anglais ne veut pas être accusé d'empê-
cher sur un point quelconque du globe des travaux d'utilité
générale. Mais que faites-vous donc depuis trois ans, et que
failes-vous toujours à l'heure qu'il est? L'Europe entière, y
compris le commerce anglais, a déclaré solennellement qu'elle
désirait le canal de Suez comme un immense bienfait pour'
la navigation universelle. Il n'y a que le gouvernement an-
glais qui s'y oppose. Voilà le fait notoire, patent, irrécusable,
dont lord Palmerston s'est fait l'apologiste. M. Disraéli peut-
il l'ignorer?
« Mais heureusement tout n'est pas dit sur cette grande
question. La réponse du Chancelier de l'Échiquier n'en est
pas une; elle est comme non avenue; il faut bien qu'on le
lui dise. Bientôt le Parlement, nous l'espérons, demandera
aucabinet des explications un peu plus sérieuses. »
SCHILLER aîné.
Sous le titre : Intérêts méditerranéens, percement de
l'isthme de Suez, M. Adolphe Meyer a publié à Marseille un
ouvrage fort intéressant, et qui montrera bien clairement à la
grande ville à laquelle il s'adresse tous les avantages qu'elle
peut espérer de notre entreprise. M. Ad. Meyer présente d'a-
bord un aperçu historique et géographique de la Méditerranée,
dont il étudie les bassins, les îles, les courants et la naviga-
tion. Puis, s'arrêtant plus particulièrement à l'Égypte parmi
les États méditerranéens, il décrit le Delta, le Nil, sans ou-
blier les Pyramides, dont il explique la destination. Venant en-
suite aux différentes canalisations qui ont été essayées à di-
verses époques entre les deux mers, il en trace l'historique; il
parcourt les projets qui ont été successivement proposés. Il
analyse la géographie , l'aspect et la géologie de l'isthme; et il
en arrive au canal maritime direct; il le compare aux autres
tracés, et il lui donne hautement la préférence. Il défend le
tracé direct à la fois contre les objections techniques et
contre les objections politiques; et il expose quels sont les
immenses avantages que procurera l'ouverture de l'isthme de
Suez à toutes les nations, et spécialement au commerce an-
glais.
M. Adolphe Meyer conclut en montrant que l'exécution du
canal de Suez est une des entreprises qui peuvent le plus ho-
norer et moraliser notre siècle, au grand profit de la civilisa-
tion et de l'humanité.
Nous remercions M. Adolphe Meyer de la sympathie qu'il
nous témoigne, et nous le félicitons d'avoir exposé la question
du canal de Suez avec tant de talent et d'enthousiasme. La
ville de Marseille doit lui savoir gré de cette publicalion; et il
parait, d'après ce que dit l'auteur, que de nombreuses sous-
criptions en ont payé à l'avance tous les frais. C'est un témoi-
gnage de plus que Marseille aura donné de son adhésion à
notre entreprise. celimatation du
Dans la séance générale de la société d'acclimatation du
10 février, M. Geoffroi Saint-Hilaire, président de la société
et membre de l'Institut, a prononcé un discours d'introduction
au rapport sur les récompenses décernées ; nous en reprodui-
droit où la mer Rouge se déverse dans le golfe Arabique,
commande complétement la seule passe praticable aux vais-
seaux de haut bord.
» Ne discutons pas les titres invoqués par les Anglais dans
ces derniers temps pour légitimer la prise de possession de
l'île. Ils l'ont occupée en 1799, lors de notre expédition d'E-
gypte, comme alliés de la Turquie ; mais ils durent l'évacuer
après la guerre. »
» Quant à une prétendue cession faite en 1855 par des chefs
de tribus nomades, comment les Arabes auraient-ils pu céder
ce qui ne leur appartenait pas? L'ile Périm, située sur les
côtes d'Arabie, appartient sans conteste à la Turquie. Déjà la
Porte a protesté; mais la question est plus haute, elle inté-
resse toutes les nations commerçantes du monde, qui doivent
joindre leurs réclamations à celles de la Turquie.
» Aujourd'hui, malgré les réclamations qui leur arrivent de
toutes parts, les Anglais fortifient l'île Périm. Leur inten-
tion serait d'en faire un nouveau Gibraltar, avec cette diffé-
rence que les vaisseaux peuvent encore franchir le détroit de
Gibraltar, et qu'ils ne pourraient passer le détroit de Bab-el-
Mandeb que sous le feu. des canons anglais. On ne saurait
trop admirer la prévoyance de ce gouvernement. En dépit de
ses solennelles affirmations sur la prétendue impossibilité du
percement de l'isthme de Suez, il comprend que la science mo-
derne est à la hauteur de cette œuvre gigantesque, et ne pou-
vant empêcher la création de ce canal, il en a pris par avance
les clefs. » — Eugène Leconte.
Le lUoniteur de la flotte du 25 mars contenait un article sur
les interpellations attendues pour le 26, et il énumérait les
motifs qui pouvaient faire espérer une réponse favorable de
la part du cabinet nouveau. L'auteurde l'article supposait que
lord Derby saisirait avec plaisir cette occasion de se montrer
plus conciliant que ne l'avait été lord Palmerston. Cette con-
duite était prudente, et répondait mieux au caractère pacifique
qu'a arboré le cabinet tory.
Le Moniteur de la flotte du 28 mars rappelaità propos de la
perte de l'Ava près de Trincomali, les sinistres qu'a éprouvés
la Compagnie Péninsulaire et Orientale depuis sept ans ; et il
faisait remarquer avec raison que pas un seul de ces sinistres
n'avait eu lieu dans la mer Rouge. La navigation de cette mer
n'est donc pas mauvaise, comme on l'a dit avec plus de mal-
veillance que de bonne foi. Depuis vingt ans tout à l'heure
qu'Aden est occupé par les Anglais, et que les steamers sillon-
nent le golfe Arabique, d'abord une fois par mois, puis deux
fois, puis quatre fois, c'estcertainementunedémonstration frap-
pante de voir que pas un accident n'y est arrivé. Le Moniteur
de la flotte espère donc que désormais les adversaires du ca-
nal de Suez s'abstiendront de se faire un argumeut des dan-
gers de la mer Rouge.
Le Moniteur de la flotte du 28 mars annonce le résultat
des interpellations de M. Griffith.
Le Moniteur de la flotte du 1er avril publie un article
très-ferme contre la réponse de M. Disraéli. Il trouve que
l'autorité de M. Stephenson invoquée si singulièrement par
le Chancelier de l'Échiquier, n'en est plus une depuis la ré-
ponse écrasante de la Commission internationale. Quant au
côté politique, dire qu'on attend pour se décider que la ques-
tion soit techniquement assez étudiée, le Moniteur de la
flotte ne peut pas prendre cette objection au sérieux, et il
renvoie M. Disraéli au rapport de la Commission internatio-
nale, et à ceux des Académies des sciences de Paris, de Vienne,
et de la Haye.
Le Moniteur de la flotte affirme que le cabinet anglais est
tenu de laisser à la Porte Ottomane toute sa liberté d'action
dans la question du canal de Suez; puis il ajoute en termi-
nant :
« Mais si l'on ne veut pas prendre cette ligne de conduite,
la seule loyale et la seule prudente, il ne faut pas du moins
dissimuler sa pensée. Les arguments qu'on invoque n'ont
aucune valeur. Cent fois réfutés, ils ne méritent point un
examen nouveau. Ils cachent seulement, sans le couvrir suffi-
samment, un mauvais vouloir qu'on n'ose avouer. Sans
exagération, on pourrait préférer encore la rude franchise de
lord Palmerston.
n La seule concession qu'ait faite M. Disraéli, c'est de dire
que le gouvernement anglais ne veut pas être accusé d'empê-
cher sur un point quelconque du globe des travaux d'utilité
générale. Mais que faites-vous donc depuis trois ans, et que
failes-vous toujours à l'heure qu'il est? L'Europe entière, y
compris le commerce anglais, a déclaré solennellement qu'elle
désirait le canal de Suez comme un immense bienfait pour'
la navigation universelle. Il n'y a que le gouvernement an-
glais qui s'y oppose. Voilà le fait notoire, patent, irrécusable,
dont lord Palmerston s'est fait l'apologiste. M. Disraéli peut-
il l'ignorer?
« Mais heureusement tout n'est pas dit sur cette grande
question. La réponse du Chancelier de l'Échiquier n'en est
pas une; elle est comme non avenue; il faut bien qu'on le
lui dise. Bientôt le Parlement, nous l'espérons, demandera
aucabinet des explications un peu plus sérieuses. »
SCHILLER aîné.
Sous le titre : Intérêts méditerranéens, percement de
l'isthme de Suez, M. Adolphe Meyer a publié à Marseille un
ouvrage fort intéressant, et qui montrera bien clairement à la
grande ville à laquelle il s'adresse tous les avantages qu'elle
peut espérer de notre entreprise. M. Ad. Meyer présente d'a-
bord un aperçu historique et géographique de la Méditerranée,
dont il étudie les bassins, les îles, les courants et la naviga-
tion. Puis, s'arrêtant plus particulièrement à l'Égypte parmi
les États méditerranéens, il décrit le Delta, le Nil, sans ou-
blier les Pyramides, dont il explique la destination. Venant en-
suite aux différentes canalisations qui ont été essayées à di-
verses époques entre les deux mers, il en trace l'historique; il
parcourt les projets qui ont été successivement proposés. Il
analyse la géographie , l'aspect et la géologie de l'isthme; et il
en arrive au canal maritime direct; il le compare aux autres
tracés, et il lui donne hautement la préférence. Il défend le
tracé direct à la fois contre les objections techniques et
contre les objections politiques; et il expose quels sont les
immenses avantages que procurera l'ouverture de l'isthme de
Suez à toutes les nations, et spécialement au commerce an-
glais.
M. Adolphe Meyer conclut en montrant que l'exécution du
canal de Suez est une des entreprises qui peuvent le plus ho-
norer et moraliser notre siècle, au grand profit de la civilisa-
tion et de l'humanité.
Nous remercions M. Adolphe Meyer de la sympathie qu'il
nous témoigne, et nous le félicitons d'avoir exposé la question
du canal de Suez avec tant de talent et d'enthousiasme. La
ville de Marseille doit lui savoir gré de cette publicalion; et il
parait, d'après ce que dit l'auteur, que de nombreuses sous-
criptions en ont payé à l'avance tous les frais. C'est un témoi-
gnage de plus que Marseille aura donné de son adhésion à
notre entreprise. celimatation du
Dans la séance générale de la société d'acclimatation du
10 février, M. Geoffroi Saint-Hilaire, président de la société
et membre de l'Institut, a prononcé un discours d'introduction
au rapport sur les récompenses décernées ; nous en reprodui-
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.89%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.89%.
- Collections numériques similaires Thématique : ingénierie, génie civil Thématique : ingénierie, génie civil /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCthèm02"Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp11" Corpus : ports et travaux maritimes Corpus : ports et travaux maritimes /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp16"
- Auteurs similaires Desplaces Ernest Desplaces Ernest /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Desplaces Ernest" or dc.contributor adj "Desplaces Ernest")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 28/32
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k62030901/f28.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k62030901/f28.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k62030901/f28.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k62030901
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k62030901
Facebook
Twitter