Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-03-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 mars 1858 10 mars 1858
Description : 1858/03/10 (A3,N42). 1858/03/10 (A3,N42).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203088z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
122 L'ISTHME DE SUEZ, MERCREDI 10 MARS.
» -- Le comité réuni le 23 février 1858; sir de Lacy Evans
» président.
- » AI. 'Gunsden, membre du conseil à Bombay, qui est re-
« venu de l'Inde tout récemment par VOverland Route, a
» déclaré qu'il a passé plusieurs fois par la mer Rouge, et
» qu'il s'est toujours trouvé mieux du voyage. Il n'y a pas de
» difficulté pour le passage par l'Egypte, et le désert est très-
« sain. En prenant les précautions voulues, il n'y aurait au-
It cune difficulté à envoyer des troupes par la mer Rouge. Le
a capitaine Harris a' établi, d'après son expérience dans
» soixante-huit voyages, que le meilleur mode de transport,
» sous le rapport de l'argent et du temps, serait par la mer
» Rouge et par un service à vapeur qu'organiserait le gouver-
» nement.
» Dans le cours de cet examen, le président a remarqué
?> que l'état sanitaire dé la mer Rouge a été démontré. »
» D'après ce qui précède, nous ne pouvons nous em pêcher
de dire qu'on n'a point donné en général assez d'importance
aux.déclarations des promoteurs du canal. Ils avaient consacré
cependant des années à combattre ces préventions. Mais nous
ne pouvons concevoir pour eux rien de plus satisfaisant que
ces témoignages du Comité, et ces témoignages nous serviront
de mesure, si nous pouvons ainsi parler, pour apprécier leurs
déclarations futures et devront engager à ne point accepter si
vite les critiques sur d'autres points du projet. Nous espérons
et nous avons des raisons de croire que lord Derby ne suivra
pas les traces de ses prédécesseurs. D'après les mots qu'il a
prononcés dans la Chambre des Lords, nous pensons qu'il
saisira la première occasion de mettre fin à une opposition
qui a retardé ce grand travail, et à une politique dont nous ne
pouvons nous souvenir sans honte et sans un sentiment de
dégradation, sentiment qu'on éprouvera plus tard bien davan-
tage encore quand le flot du commerce, après de longs âges,
aura pu se répandre dans le lit qui lui est inévitablement in-
diqué par les événements de notre temps, et par les besoins
de plus en plus urgents de notie siècle. »
Ces réflexions sont excellentes; et nous en remercions le
Morning Chronicle.
Dans une correspondance d'Egypte fort intéressante que
publie la Presse d'Orient du 13 février, nous trouvons les
passages suivants :
tt Au Caire comme à Alexandrie, il n'est bruit que de l'isthme
de Suez, qui est encore à l'état de question, sans qu'on sache
pourquoi. Empêcher, si cela était possible, la réalisation de ce
travail grandiose, ce serait vouloir enrayer la marche du pro-
grès, arrêter l'essor du commerce et de l'industrie, porter
atteinte à ces instincts civilisateurs qui poussent l'Europe sur
tous les points du globe. L'affaire marche-t-elle? La Porte
a-t-elle donné sa sanction à la concession? A quand les tra-
vaux? Devant ce projet que j'ai suivi pas à pas de Suez à
Péluse, je suis curieux comme un enfant. M. de Lesseps est à
Constantinople; c'est de là qu'on attend le dernier mot.
Tout le monde ici se félicite d'avoir pour chef dans cette
grande œuvre notre ancien ministre plénipotentiaire; il a
laissé en Égypte d'excellents souvenirs, et chacun désire voir
son nom s'attacher à une belle idée à laquelle il a consacré
déjà tant de peines et de travaux dans un intérêt d'humanité;
on le félicite d'avoir su unir les intérêts de son pays à ceux
du monde entier; c'est peut-être la première fois qu'il nous
sera donné de voir une entente vraiment cordiale.
Plus on examine la question du percement de l'isthme de
Suez, plus on est frappé des conséquences qu'il entraînera.
On a beaucoup écrit à ce sujet; mais je n'ai rien lu de l'effet
que pourra exercer le canal de Suez sur la propriété par
rapport aux étrangers. Ainsi de vastes concessions de terrain
ont été faites à la Compagnie; or, elles ne peuvent pas être
une lettre morte. L'agriculture, qui jusqu'ici n'a suivi que sa
voie naturelle, pourra prendre, sous une puissante direction,
un nouvel essor; l'Européen, certain d'avoir sur sa terre des
hommes que ne viendra pas enlever le bon vouloir d'un fonc-
tionnaire, pourra s'y livrer à des études pratiques d'un haut
intérêt. Quel beau sujet, mon ami, à discuter! mais une lettre
ne le permet pas. Nous en cayserons. C'est un bien triste
spectacle que de voir ici des champs abandonnés, des fabriques
sans ouvriers. Les espérances sont grandes dans la démarche
actuelle de M. de Lesseps; puisse-t-il réussir! ce sera jour de
fête à Alexandrie et au Caire. »
On lit dans la Presse d'Orient du 24 février l'article sui-
vant :
NAPOLÉON IER ET L'ISTHME DE SUEZ.
u Jamais aucun projet n'a rencontré une approbation aussi
unanime que celui du percement de l'isthme de Suez. En tous
pays, la pensée de AI. Ferd. de Lesseps a été acclamée par les
hommes les plus éminents dans la politique et dans la science,
dans le commerce et dans l'industrie. Un seul homme d'Etat,
lord Palmerston, a paru se déclarer pendant quelque temps
l'adversaire du canal de Suez; une séance de la Chambre des
Communes a réduit cette opposition à des limites qui modi-
fient complètement la nature d'un antagonisme inexplicable
en face de l'opinion hautement exprimée dans toute l'Angle
terre. Lord Palmerston a fait, le 14 août 1857, la déclaration
suivante :
« Le principal, le seul motif que le Cabinet de Londres ait
» fait valoir auprès du gouvernement turc pour ne pas ac-
» cepter le plan proposé, ce n'est pas le dommage causé à
» l'Angleterre, mais LE DOMMAGE DE LA TURQUE, le danger de
» porter atteinte à l'intégrité de l'Empire Ottoman. »
» La question ainsi posée, il appartient surtout à la Porte
de la résoudre. Personne ne doute que les hommes d'Etat
placés à la tête des affaires par la confiance du Sultan ne
trouvent une solution conforme aux intérêts et à la dignité de
la Porte.
» L'opinion de lord Palmerston sur le canal de Suez a fait
grand bruit dans le monde. Qu'on nous permette d'opposer
au langage de cet homme d'Etat, langage si plein de sollici-
tude pour la Turqnie, le jugement d'un homme dont le génie
savait apprécier d'un coup d'œil les plus vastes conceptions.
» La comparaison ne peut être que flatteuse pour l'ex-Pre-
mier Ministre d'Angleterre.
» On sait que Napoléon, dès son arrivée en Egypte, avait
chargé les savants qui accompagnaient l'expédition de re-
chercher s'il serait possible de rétablir l'ancienne voie de na-
vigation qui unissait, dans l'antiquité, la mer Rouge à la mer
Méditerranée. Des travaux furent entrepris, et, quelques mois
plus tard, le savant Lepère présentait à Napoléon le rapport
d'une commission qui déclarait praticable un canal de jonction
entre les deux mers.
» Les paroles de Napoléon ont été recueillies alors, il y a
près de soixante ans. Les voici; elles méritent d'être accueil-
lies avec attention dans les conseils de la Sublime Porte :
« La chose est grande : ce ne sera pas moi qui pourrai
» maintenant l'accomplir; mais le gouvernement turc trou-
a Wra peul-être un jour sa CONSERVATION et sa GLOIRE dans
» l'exécution de ce projet »
La Presse d'Orient, dans le même numéro , cite des pas-
sages d'un article du Moniteur industriel et du Constitution-
nel en faveur du canal de Suez.
Le Journal de Constantinople du 17 février reproduit la
lettre de AI. Ferd. de Lesseps à M. Griflith.
» -- Le comité réuni le 23 février 1858; sir de Lacy Evans
» président.
- » AI. 'Gunsden, membre du conseil à Bombay, qui est re-
« venu de l'Inde tout récemment par VOverland Route, a
» déclaré qu'il a passé plusieurs fois par la mer Rouge, et
» qu'il s'est toujours trouvé mieux du voyage. Il n'y a pas de
» difficulté pour le passage par l'Egypte, et le désert est très-
« sain. En prenant les précautions voulues, il n'y aurait au-
It cune difficulté à envoyer des troupes par la mer Rouge. Le
a capitaine Harris a' établi, d'après son expérience dans
» soixante-huit voyages, que le meilleur mode de transport,
» sous le rapport de l'argent et du temps, serait par la mer
» Rouge et par un service à vapeur qu'organiserait le gouver-
» nement.
» Dans le cours de cet examen, le président a remarqué
?> que l'état sanitaire dé la mer Rouge a été démontré. »
» D'après ce qui précède, nous ne pouvons nous em pêcher
de dire qu'on n'a point donné en général assez d'importance
aux.déclarations des promoteurs du canal. Ils avaient consacré
cependant des années à combattre ces préventions. Mais nous
ne pouvons concevoir pour eux rien de plus satisfaisant que
ces témoignages du Comité, et ces témoignages nous serviront
de mesure, si nous pouvons ainsi parler, pour apprécier leurs
déclarations futures et devront engager à ne point accepter si
vite les critiques sur d'autres points du projet. Nous espérons
et nous avons des raisons de croire que lord Derby ne suivra
pas les traces de ses prédécesseurs. D'après les mots qu'il a
prononcés dans la Chambre des Lords, nous pensons qu'il
saisira la première occasion de mettre fin à une opposition
qui a retardé ce grand travail, et à une politique dont nous ne
pouvons nous souvenir sans honte et sans un sentiment de
dégradation, sentiment qu'on éprouvera plus tard bien davan-
tage encore quand le flot du commerce, après de longs âges,
aura pu se répandre dans le lit qui lui est inévitablement in-
diqué par les événements de notre temps, et par les besoins
de plus en plus urgents de notie siècle. »
Ces réflexions sont excellentes; et nous en remercions le
Morning Chronicle.
Dans une correspondance d'Egypte fort intéressante que
publie la Presse d'Orient du 13 février, nous trouvons les
passages suivants :
tt Au Caire comme à Alexandrie, il n'est bruit que de l'isthme
de Suez, qui est encore à l'état de question, sans qu'on sache
pourquoi. Empêcher, si cela était possible, la réalisation de ce
travail grandiose, ce serait vouloir enrayer la marche du pro-
grès, arrêter l'essor du commerce et de l'industrie, porter
atteinte à ces instincts civilisateurs qui poussent l'Europe sur
tous les points du globe. L'affaire marche-t-elle? La Porte
a-t-elle donné sa sanction à la concession? A quand les tra-
vaux? Devant ce projet que j'ai suivi pas à pas de Suez à
Péluse, je suis curieux comme un enfant. M. de Lesseps est à
Constantinople; c'est de là qu'on attend le dernier mot.
Tout le monde ici se félicite d'avoir pour chef dans cette
grande œuvre notre ancien ministre plénipotentiaire; il a
laissé en Égypte d'excellents souvenirs, et chacun désire voir
son nom s'attacher à une belle idée à laquelle il a consacré
déjà tant de peines et de travaux dans un intérêt d'humanité;
on le félicite d'avoir su unir les intérêts de son pays à ceux
du monde entier; c'est peut-être la première fois qu'il nous
sera donné de voir une entente vraiment cordiale.
Plus on examine la question du percement de l'isthme de
Suez, plus on est frappé des conséquences qu'il entraînera.
On a beaucoup écrit à ce sujet; mais je n'ai rien lu de l'effet
que pourra exercer le canal de Suez sur la propriété par
rapport aux étrangers. Ainsi de vastes concessions de terrain
ont été faites à la Compagnie; or, elles ne peuvent pas être
une lettre morte. L'agriculture, qui jusqu'ici n'a suivi que sa
voie naturelle, pourra prendre, sous une puissante direction,
un nouvel essor; l'Européen, certain d'avoir sur sa terre des
hommes que ne viendra pas enlever le bon vouloir d'un fonc-
tionnaire, pourra s'y livrer à des études pratiques d'un haut
intérêt. Quel beau sujet, mon ami, à discuter! mais une lettre
ne le permet pas. Nous en cayserons. C'est un bien triste
spectacle que de voir ici des champs abandonnés, des fabriques
sans ouvriers. Les espérances sont grandes dans la démarche
actuelle de M. de Lesseps; puisse-t-il réussir! ce sera jour de
fête à Alexandrie et au Caire. »
On lit dans la Presse d'Orient du 24 février l'article sui-
vant :
NAPOLÉON IER ET L'ISTHME DE SUEZ.
u Jamais aucun projet n'a rencontré une approbation aussi
unanime que celui du percement de l'isthme de Suez. En tous
pays, la pensée de AI. Ferd. de Lesseps a été acclamée par les
hommes les plus éminents dans la politique et dans la science,
dans le commerce et dans l'industrie. Un seul homme d'Etat,
lord Palmerston, a paru se déclarer pendant quelque temps
l'adversaire du canal de Suez; une séance de la Chambre des
Communes a réduit cette opposition à des limites qui modi-
fient complètement la nature d'un antagonisme inexplicable
en face de l'opinion hautement exprimée dans toute l'Angle
terre. Lord Palmerston a fait, le 14 août 1857, la déclaration
suivante :
« Le principal, le seul motif que le Cabinet de Londres ait
» fait valoir auprès du gouvernement turc pour ne pas ac-
» cepter le plan proposé, ce n'est pas le dommage causé à
» l'Angleterre, mais LE DOMMAGE DE LA TURQUE, le danger de
» porter atteinte à l'intégrité de l'Empire Ottoman. »
» La question ainsi posée, il appartient surtout à la Porte
de la résoudre. Personne ne doute que les hommes d'Etat
placés à la tête des affaires par la confiance du Sultan ne
trouvent une solution conforme aux intérêts et à la dignité de
la Porte.
» L'opinion de lord Palmerston sur le canal de Suez a fait
grand bruit dans le monde. Qu'on nous permette d'opposer
au langage de cet homme d'Etat, langage si plein de sollici-
tude pour la Turqnie, le jugement d'un homme dont le génie
savait apprécier d'un coup d'œil les plus vastes conceptions.
» La comparaison ne peut être que flatteuse pour l'ex-Pre-
mier Ministre d'Angleterre.
» On sait que Napoléon, dès son arrivée en Egypte, avait
chargé les savants qui accompagnaient l'expédition de re-
chercher s'il serait possible de rétablir l'ancienne voie de na-
vigation qui unissait, dans l'antiquité, la mer Rouge à la mer
Méditerranée. Des travaux furent entrepris, et, quelques mois
plus tard, le savant Lepère présentait à Napoléon le rapport
d'une commission qui déclarait praticable un canal de jonction
entre les deux mers.
» Les paroles de Napoléon ont été recueillies alors, il y a
près de soixante ans. Les voici; elles méritent d'être accueil-
lies avec attention dans les conseils de la Sublime Porte :
« La chose est grande : ce ne sera pas moi qui pourrai
» maintenant l'accomplir; mais le gouvernement turc trou-
a Wra peul-être un jour sa CONSERVATION et sa GLOIRE dans
» l'exécution de ce projet »
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