Titre : Nouvelles annales de la construction : publication rapide et économique des documents les plus récents et les plus intéressants relatifs à la construction française et étrangère... / C.-A. Oppermann
Titre : New annals of the construction
Titre : Neue Annalen der Baukunst
Éditeur : V. Dalmont (Paris)
Éditeur : V. DalmontV. Dalmont (Paris)
Éditeur : DunodDunod (Paris)
Éditeur : J. BaudryJ. Baudry (Paris)
Éditeur : C. BérangerC. Béranger (Paris)
Date d'édition : 1857-12-01
Contributeur : Oppermann, Charles Alfred (18..-18.. ; ingénieur des Ponts et chaussées). Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32826369p
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5529 Nombre total de vues : 5529
Description : 01 décembre 1857 01 décembre 1857
Description : 1857/12/01 (A3,N12)-1857/12/31. 1857/12/01 (A3,N12)-1857/12/31.
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Corpus : Art de l'ingénieur Collection numérique : Corpus : Art de l'ingénieur
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k55775179
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, V-3528
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 30/11/2010
139
NOUVELLES ANNALES DE LA CONSTRUCTION.
DECEMBRE 1857.
140
alimentés par la même source et toujours remplis d'eau destinée à
fournir ce qui est nécessaire aux besoins des plantes.
Méthode écossaise pour la préparation des engrais
liquides.
'L'instruction est générale en Ecosse. On trouve dans toutes les fermes,
à côté des meilleurs livres d'agriculture, les classiques anciens et mo-
•dernes ; il n'y a pas de fermier aisé qui ne fasse faire ses études à son fils
avant de lui remettre en main le manche de la charrue. Cela explique
comment l'agriculture écossaise est la plus savante de l'Europe, c'est-à-
-dire la plus avancée dans les applications des sciences.
Dans les grandes exploitations tenues par des fermiers à la fois riches
et éclairés, les engrais liquides sont reçus dans des citernes, et saturés,
pour prévenir la déperdition de l'ammoniaque, avec de la chaux brûlée
et de l'acide sulfurique. Ces procédés ne sont pas à la portée des petites
exploitations, surtout dans les localités éloignées des fours à chaux,
parce que les transports en rendraient le prix trop élevé.
Un cultivateur du comté de Roxburgh, M. MAY, a substitué à la mé-
thode dispendieuse des grandes fermes écossaises, la méthode suivante,
beaucoup moins coûteuse et d'un emploi aussi avantageux. Les urines
provenant des écuries et des étables, le jus du fumier mis en tas dans
la cour et le contenu liquide des fosses d'aisance, se rendent par des
conduits souterrains dans une citerne munie d'un couvercle en bois; une
pompe, également de bois, sert à puiser le liquide qu'on répand sur les
prairies au moyen d'un tonneau d'arrosage. A côté de cette citerne est
une fosse découverte dans laquelle on jette toutes les cendres de bois,
de tourbe ou de houille produites dans le ménage ; cette fosse n'a que
30 à 40 centimètres de profondeur; on y jette aussi les balayures du
poulailler et du pigeonnier, où l'on a soin de répandre de la sciure de
bois renouvelée au moins une fois par semaine. Quand cette fosse est
presque remplie, on fait arriver, au moyen de la pompe, autant d'en-
grais liquide que son contenu peut en absorber. Le tout doit être exac-
tement mélangé et réduit en consistance d'une pâte molle; à mesure
qu'on a de nouvelles matières sèches à mettre dans la fosse, on les étend
par-dessus la masse ainsi préparée, jusqu'à ce qu'il y en ait assez pour
les convertir en pâte à leur tour, en les saturant d'engrais liquide.
Rien n'est moins dispendieux que l'emploi de ce procédé ; d'une part,
la citerne ne s'emplit jamais complètement et l'engrais liquide n'a pas
le temps de s'y décomposer, parce qu'on en répand de temps en temps
une portion sur les prairies; de l'autre, la partie saturée par les cen-
dres et les balayures du poulailler peut être conservée pendant un
temps indéfini sans déperdition, pour être employée au moment des
semailles comme engrais en poudre.
Deux substances d'une grande énergie fertilisante, le sang provenant
des boucheries et le résidu liquide de la fabrication du gaz, peuvent
également être saturées de la même manière; en Ecosse, les fermiers
qui obtiennent ces substances à très-bas prix|, n'en laissent pas perdre
la moindre parcelle.
Quand le liquide provenant du gaz doit être employé sans être saturé,
on le mélange avec huit fois son poids d'eau et une petite quantité
d'acide sulfurique à la dose d'environ 700 grammes par hectolitre. On
répand sur 1 hectare de terre 2 hectolitres de résidu liquide du gaz,
étendu clans 16 hectolitres d'eau auxquels on ajoute 11 litres d'acide
sulfurique. Dans le comté de Roxburgh cette quantité d'acide coûte
environ 10 fr. ; c'est le seul déboursé dont les fermiers tiennent compte,
parce qu'on ne leur fait pas payer les résidus des usines à gaz. Les
détails nous manquent quant aux résultats de l'emploi de cet engrais
liquide ; il faut bien que ces résultats soient avantageux, puisque la mé-
thode que nous venons d'exposer est d'un usage général parmi les culti-
vateurs les plus éclairés de la Grande-Bretagne.
L'effet des résidus du gaz est, dit-on, plus sensible sur la seconde ré-
colte que sur la première.
On regarde ce genre d'engrais liquide comme le meilleur pour les
prairies naturelles ou artificielles de nouvelle création qui ont beaucoup
à souffrir des sécheresses de printemps.
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE.
lie Palais de l'Industrie et ses annexes.
Par MM. BARRAULT et BRIDEL, Ingénieurs civils.
La monographie du palais de l'Industrie est un ouvrage hors ligne,
aussi remarquable par la beauté de son exécution que par le soin et
le détail avec lequel le sujet y est traité.
Depuis le premier instant de la conception du palais, jusqu'à la pose
de la dernière lame des combles, le traité de MM. BARRAULT et BRIDEL
comprend toutes les parties de ce grand travail et les décrit avec une com-
pétence d'autant plus grande qu'ils sont eux-mêmes les auteurs de la
plupart des perfectionnements faits au projet primitif.
Toutes les transformations successives du bâtiment, toutes les dispo-
sitions prises pour la fabrication et le montage des différentes pièces,
sont retracés par des planches gravées in-folio, accompagnées d'un
texte qui contient de précieux documents administratifs et économiques.
Nous n'essayerons pas d'énumérer ici tout le contenu de l'ouvrage.
Qu'il nous suffise d'appeler l'attention sur une très-belle élévation
générale du palais, sur la coupe qui lui correspond, sur le système des
grands échafaudages roulants employés pour la pose des fermes de
48 mètres de portée de la grande nef, et sur tous les détails de con-
struction de la galerie annexe, qui n'ont pas moins d'intérêt que l'édi-
fice principal.
S'il est vrai de dire qu'il y a, dans quelques parties de la construc-
tion, et surtout dans les maçonneries, des dispositions que l'expérience
conduirait à modifier, ou des pléonasmes de résistance que l'on aurait
peut-être pu éviter, il n'en est pas moins constant que la partie de la
construction plus spécialement confiée aux auteurs, c'est-à-dire lachar-
penterie en fer et les planchers, a été conduite avec une grande intelli-
gence. C'est le titre le plus incontestable du Palais et de ses annexes à
l'intérêt des constructeurs.
Observations et expériences sur l'emploi des traverses
en fonte de fer, par les Ingénieurs de la Permanent Way Company
(Angleterre), traduction annotée par M. P. F. GUEBHARD fils, Ingé-
nieur spécial pour le matériel fixe des chemins de fer.—Brochure in-8"
avec planches, chez l'auteur, 31, rue Saint-Lazare, à Paris.
L'Ingénieur STEPHENSON, président de la Société des Ingénieurs civils
d'Angleterre, s'exprime ainsi, au sujet des traverses en bois employées
sur les chemins de fer.
« Les traverses, dont le nombre, sur nos lignes, n'est pas moindre
de 26 millions, disparaissent encore plus vite que les rails.
« Pourries par l'humidité ou détruites par d'autres causes, elles de-
mandent à être remplacées tous les douze ou quatorze ans, et ce renou-
vellement s'opère par contingent annuel de 2 millions. Il n'est pas sans
grand intérêt de se rendre compte des conséquences de ce besoin
annuel de traverses. Pour pourvoir à 2 millions de traverses neuves, il
faut, en supposant que chaque arbre puisse donner six bonnes tra-
verses, abattre par an 300,000 arbres : or 300,000 arbres ayant atteint
la grosseur et la maturité convenables, ne peuvent se trouver dans une
superficie moindre de 5,000 acres (2,000 hectares); par conséquent il
faut abattre chaque année 5,000 acres de forêts pour approvisionner de
traverses nos lignes de chemin de fer. <>
On peut juger, d'après ce simple exposé de faits , de quelle impor-
tance est la question du remplacement des traverses en bois par des
supports métalliques inaltérables, et la publication de M. GUEBHARD est
le résumé complet de tout ce qui a été tenté dans ce sens par les prin-
cipaux ingénieurs anglais.
Une planche lithographiée, jointe à la brochure, représente les des-
sins détaillés des systèmes soumis aux expériences.
Plusieurs tableaux intercalés dans le texte en présentent les résumés
numériques.
Nous recommandons le travail de M. GUEBHARD aux ingénieurs
chargés du service de la voie sur les chemins de fer.
Tout en admettant que l'emploi de la fonte au lieu du bois ne pren-
dra pas, sur le continent, une extension aussi rapide qu'en Angleterre ,
il serait très-désirable que des applications comparatives fussent faites,
et surtout qu'on cherchât à trouver quelque système plus simple et
plus économique encore que ceux proposés par les Anglais, afin de
pouvoir réellement mettre en balance le capital des frais d'entretien
du bois d'une part, et la dépense de premier établissement de la fonte
de l'autre.
Ré Génie rural, publication mensuelle, par M. GRANDVOINNET,
professeur de génie rural à l'école de Grignon. — Livraisons in-8° avec
planches, chez Lacroix- Corn on, 15, quai Malaquais, à Paris. Prix d'une
année : 15 fr. — Pour les Départements, 17 fr.
Ce recueil, comme son titre l'indique, traite de toutes les questions
relatives aux machines agricoles, aux constructions rurales, au drai-
nage et aux irrigations, et des variétés sur l'agriculture.
Le Génie rural est d'ailleurs plutôt un cours complet de celte spécialité
de la science agricole décomposé en livraisons, qu'un journal propre-
ment dit.
Il doit, suivant les intentions de son auteur, former un ensemble
dont les diverses parties futures seront toutes enveloppées dans un plan
général qui ne comportera aucune lacune. . ^ >
L'auteur, par les fonctions spéciales qu'il remplit, est mieux à même
que personne de réunir , sur toutes les questions intéressantes et nou-
velles du domaine agricole, les documents les plus utiles et les conseils
les plus expérimentés.
NOUVELLES ANNALES DE LA CONSTRUCTION.
DECEMBRE 1857.
140
alimentés par la même source et toujours remplis d'eau destinée à
fournir ce qui est nécessaire aux besoins des plantes.
Méthode écossaise pour la préparation des engrais
liquides.
'L'instruction est générale en Ecosse. On trouve dans toutes les fermes,
à côté des meilleurs livres d'agriculture, les classiques anciens et mo-
•dernes ; il n'y a pas de fermier aisé qui ne fasse faire ses études à son fils
avant de lui remettre en main le manche de la charrue. Cela explique
comment l'agriculture écossaise est la plus savante de l'Europe, c'est-à-
-dire la plus avancée dans les applications des sciences.
Dans les grandes exploitations tenues par des fermiers à la fois riches
et éclairés, les engrais liquides sont reçus dans des citernes, et saturés,
pour prévenir la déperdition de l'ammoniaque, avec de la chaux brûlée
et de l'acide sulfurique. Ces procédés ne sont pas à la portée des petites
exploitations, surtout dans les localités éloignées des fours à chaux,
parce que les transports en rendraient le prix trop élevé.
Un cultivateur du comté de Roxburgh, M. MAY, a substitué à la mé-
thode dispendieuse des grandes fermes écossaises, la méthode suivante,
beaucoup moins coûteuse et d'un emploi aussi avantageux. Les urines
provenant des écuries et des étables, le jus du fumier mis en tas dans
la cour et le contenu liquide des fosses d'aisance, se rendent par des
conduits souterrains dans une citerne munie d'un couvercle en bois; une
pompe, également de bois, sert à puiser le liquide qu'on répand sur les
prairies au moyen d'un tonneau d'arrosage. A côté de cette citerne est
une fosse découverte dans laquelle on jette toutes les cendres de bois,
de tourbe ou de houille produites dans le ménage ; cette fosse n'a que
30 à 40 centimètres de profondeur; on y jette aussi les balayures du
poulailler et du pigeonnier, où l'on a soin de répandre de la sciure de
bois renouvelée au moins une fois par semaine. Quand cette fosse est
presque remplie, on fait arriver, au moyen de la pompe, autant d'en-
grais liquide que son contenu peut en absorber. Le tout doit être exac-
tement mélangé et réduit en consistance d'une pâte molle; à mesure
qu'on a de nouvelles matières sèches à mettre dans la fosse, on les étend
par-dessus la masse ainsi préparée, jusqu'à ce qu'il y en ait assez pour
les convertir en pâte à leur tour, en les saturant d'engrais liquide.
Rien n'est moins dispendieux que l'emploi de ce procédé ; d'une part,
la citerne ne s'emplit jamais complètement et l'engrais liquide n'a pas
le temps de s'y décomposer, parce qu'on en répand de temps en temps
une portion sur les prairies; de l'autre, la partie saturée par les cen-
dres et les balayures du poulailler peut être conservée pendant un
temps indéfini sans déperdition, pour être employée au moment des
semailles comme engrais en poudre.
Deux substances d'une grande énergie fertilisante, le sang provenant
des boucheries et le résidu liquide de la fabrication du gaz, peuvent
également être saturées de la même manière; en Ecosse, les fermiers
qui obtiennent ces substances à très-bas prix|, n'en laissent pas perdre
la moindre parcelle.
Quand le liquide provenant du gaz doit être employé sans être saturé,
on le mélange avec huit fois son poids d'eau et une petite quantité
d'acide sulfurique à la dose d'environ 700 grammes par hectolitre. On
répand sur 1 hectare de terre 2 hectolitres de résidu liquide du gaz,
étendu clans 16 hectolitres d'eau auxquels on ajoute 11 litres d'acide
sulfurique. Dans le comté de Roxburgh cette quantité d'acide coûte
environ 10 fr. ; c'est le seul déboursé dont les fermiers tiennent compte,
parce qu'on ne leur fait pas payer les résidus des usines à gaz. Les
détails nous manquent quant aux résultats de l'emploi de cet engrais
liquide ; il faut bien que ces résultats soient avantageux, puisque la mé-
thode que nous venons d'exposer est d'un usage général parmi les culti-
vateurs les plus éclairés de la Grande-Bretagne.
L'effet des résidus du gaz est, dit-on, plus sensible sur la seconde ré-
colte que sur la première.
On regarde ce genre d'engrais liquide comme le meilleur pour les
prairies naturelles ou artificielles de nouvelle création qui ont beaucoup
à souffrir des sécheresses de printemps.
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE.
lie Palais de l'Industrie et ses annexes.
Par MM. BARRAULT et BRIDEL, Ingénieurs civils.
La monographie du palais de l'Industrie est un ouvrage hors ligne,
aussi remarquable par la beauté de son exécution que par le soin et
le détail avec lequel le sujet y est traité.
Depuis le premier instant de la conception du palais, jusqu'à la pose
de la dernière lame des combles, le traité de MM. BARRAULT et BRIDEL
comprend toutes les parties de ce grand travail et les décrit avec une com-
pétence d'autant plus grande qu'ils sont eux-mêmes les auteurs de la
plupart des perfectionnements faits au projet primitif.
Toutes les transformations successives du bâtiment, toutes les dispo-
sitions prises pour la fabrication et le montage des différentes pièces,
sont retracés par des planches gravées in-folio, accompagnées d'un
texte qui contient de précieux documents administratifs et économiques.
Nous n'essayerons pas d'énumérer ici tout le contenu de l'ouvrage.
Qu'il nous suffise d'appeler l'attention sur une très-belle élévation
générale du palais, sur la coupe qui lui correspond, sur le système des
grands échafaudages roulants employés pour la pose des fermes de
48 mètres de portée de la grande nef, et sur tous les détails de con-
struction de la galerie annexe, qui n'ont pas moins d'intérêt que l'édi-
fice principal.
S'il est vrai de dire qu'il y a, dans quelques parties de la construc-
tion, et surtout dans les maçonneries, des dispositions que l'expérience
conduirait à modifier, ou des pléonasmes de résistance que l'on aurait
peut-être pu éviter, il n'en est pas moins constant que la partie de la
construction plus spécialement confiée aux auteurs, c'est-à-dire lachar-
penterie en fer et les planchers, a été conduite avec une grande intelli-
gence. C'est le titre le plus incontestable du Palais et de ses annexes à
l'intérêt des constructeurs.
Observations et expériences sur l'emploi des traverses
en fonte de fer, par les Ingénieurs de la Permanent Way Company
(Angleterre), traduction annotée par M. P. F. GUEBHARD fils, Ingé-
nieur spécial pour le matériel fixe des chemins de fer.—Brochure in-8"
avec planches, chez l'auteur, 31, rue Saint-Lazare, à Paris.
L'Ingénieur STEPHENSON, président de la Société des Ingénieurs civils
d'Angleterre, s'exprime ainsi, au sujet des traverses en bois employées
sur les chemins de fer.
« Les traverses, dont le nombre, sur nos lignes, n'est pas moindre
de 26 millions, disparaissent encore plus vite que les rails.
« Pourries par l'humidité ou détruites par d'autres causes, elles de-
mandent à être remplacées tous les douze ou quatorze ans, et ce renou-
vellement s'opère par contingent annuel de 2 millions. Il n'est pas sans
grand intérêt de se rendre compte des conséquences de ce besoin
annuel de traverses. Pour pourvoir à 2 millions de traverses neuves, il
faut, en supposant que chaque arbre puisse donner six bonnes tra-
verses, abattre par an 300,000 arbres : or 300,000 arbres ayant atteint
la grosseur et la maturité convenables, ne peuvent se trouver dans une
superficie moindre de 5,000 acres (2,000 hectares); par conséquent il
faut abattre chaque année 5,000 acres de forêts pour approvisionner de
traverses nos lignes de chemin de fer. <>
On peut juger, d'après ce simple exposé de faits , de quelle impor-
tance est la question du remplacement des traverses en bois par des
supports métalliques inaltérables, et la publication de M. GUEBHARD est
le résumé complet de tout ce qui a été tenté dans ce sens par les prin-
cipaux ingénieurs anglais.
Une planche lithographiée, jointe à la brochure, représente les des-
sins détaillés des systèmes soumis aux expériences.
Plusieurs tableaux intercalés dans le texte en présentent les résumés
numériques.
Nous recommandons le travail de M. GUEBHARD aux ingénieurs
chargés du service de la voie sur les chemins de fer.
Tout en admettant que l'emploi de la fonte au lieu du bois ne pren-
dra pas, sur le continent, une extension aussi rapide qu'en Angleterre ,
il serait très-désirable que des applications comparatives fussent faites,
et surtout qu'on cherchât à trouver quelque système plus simple et
plus économique encore que ceux proposés par les Anglais, afin de
pouvoir réellement mettre en balance le capital des frais d'entretien
du bois d'une part, et la dépense de premier établissement de la fonte
de l'autre.
Ré Génie rural, publication mensuelle, par M. GRANDVOINNET,
professeur de génie rural à l'école de Grignon. — Livraisons in-8° avec
planches, chez Lacroix- Corn on, 15, quai Malaquais, à Paris. Prix d'une
année : 15 fr. — Pour les Départements, 17 fr.
Ce recueil, comme son titre l'indique, traite de toutes les questions
relatives aux machines agricoles, aux constructions rurales, au drai-
nage et aux irrigations, et des variétés sur l'agriculture.
Le Génie rural est d'ailleurs plutôt un cours complet de celte spécialité
de la science agricole décomposé en livraisons, qu'un journal propre-
ment dit.
Il doit, suivant les intentions de son auteur, former un ensemble
dont les diverses parties futures seront toutes enveloppées dans un plan
général qui ne comportera aucune lacune. . ^ >
L'auteur, par les fonctions spéciales qu'il remplit, est mieux à même
que personne de réunir , sur toutes les questions intéressantes et nou-
velles du domaine agricole, les documents les plus utiles et les conseils
les plus expérimentés.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 86.46%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 86.46%.
- Collections numériques similaires Corpus : Art de l'ingénieur Corpus : Art de l'ingénieur /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp15"Cosmos (1852) /ark:/12148/bd6t51143731d.highres Archives des découvertes et des inventions nouvelles faites dans les sciences, les arts et les manufactures, tant en France que dans les pays étrangers pendant l'année ... : avec l'indication succincte des principaux produits de l'industrie française ; la liste des brevets d'invention, de perfectionnement et d'importation, accordés par le gouvernement pendant la même année, et des notices sur les prix proposés ou décernés par différentes sociétés savantes, françaises et étrangères, pour l'encouragement des sciences et des arts /ark:/12148/bd6t53887780b.highresThématique : ingénierie, génie civil Thématique : ingénierie, génie civil /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCthèm02"
- Auteurs similaires Oppermann Charles Alfred Oppermann Charles Alfred /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Oppermann Charles Alfred" or dc.contributor adj "Oppermann Charles Alfred")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 6/125
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k55775179/f6.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k55775179/f6.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k55775179/f6.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k55775179
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k55775179
Facebook
Twitter