Titre : Nouvelles annales de la construction : publication rapide et économique des documents les plus récents et les plus intéressants relatifs à la construction française et étrangère... / C.-A. Oppermann
Titre : New annals of the construction
Titre : Neue Annalen der Baukunst
Éditeur : V. Dalmont (Paris)
Éditeur : V. DalmontV. Dalmont (Paris)
Éditeur : DunodDunod (Paris)
Éditeur : J. BaudryJ. Baudry (Paris)
Éditeur : C. BérangerC. Béranger (Paris)
Date d'édition : 1857-05-01
Contributeur : Oppermann, Charles Alfred (18..-18.. ; ingénieur des Ponts et chaussées). Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32826369p
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5529 Nombre total de vues : 5529
Description : 01 mai 1857 01 mai 1857
Description : 1857/05/01 (A3,N5)-1857/05/31. 1857/05/01 (A3,N5)-1857/05/31.
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Corpus : Art de l'ingénieur Collection numérique : Corpus : Art de l'ingénieur
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5577507x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, V-3528
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 30/11/2010
67 NOUVELLES ANNALES DE LA CONSTRUCTION. — 3« ANNEE. 58
IV 5. — Mai 1857.
PL. 25, 26, 27, 28.
Sommaire./ " . S'^"/
TEXTE. — Chronique. Le télégraphe transathptique,;deYâjencia àSaint-Jean-
de-Terre- Neuve.—Revue des chemins «le fer. ÛgaélçtitàoiHtfm àBusigny (Nord).
— Réseau Pyrénéen. — Chemin de fer de Saint-Rambert à Grenoble. — Notes et
Documents. Marquises et abris en fer des chemins de fer de l'Est. — Charpente en
bois, des écuries de la Compagnie Impériale des voitures de Paris. — Garde-corps éco-
nomiques en fer chantourné du chemin de fer de Saint-Germain-des-Fossés àRoanne.—
Revue Technologique. Note sur la préparation des traverses de chemin de fer.
MANCHES.—25-26. Marquise en feretentôle ondulée, des chemins de fer de l'Est.
. — 27. Charpente en bois des écuries de la Compagnie Impériale.—28. Garde-corps éco-
nomiques en fer chantourné, du chemin de fer de Saint-Germain-des-Fossés àRoanne.
CHRONIQUE.
_ lie Télégraphe Transatlantique
de Valencia (Irlande) à Saint-Jean-de-Terre-Neuve.
On s'occupe beaucoup en ce moment de la communication qui sera
prochainement établie entre l'Europe et le Nouveau-Monde au moyen
d'un câble sous-marin.
Nous avons résumé dans ce qui suit les principaux renseignements
que nous avons pu nous
procurer sur cette intéres-
sante question :
S 1. Trajet du câble. Pro-
fondeur de l'Océan.
La ligne choisie pour
faire traverser l'Océan aux
fils télégraphiques a envi-
ron 1640 milles anglais
(2,640 kilomètres) d'éten-
due d'un point extrême à
l'autre, c'est-à-dire de Va-
lencia sur la côte d'Ir-
lande, à Saint-Jean de
Terre-Neuve. Le fond de
la mer qui sépare ces
deux endroits, semble fait
exprès pour recevoir un
câble. Des recherches opé-
rées sur les matériaux
puisés au fond de l'eau,
prouvent, en effet, qu'il s'y
trouve des coquillages fort
délicats et des fossiles en
si bon état, qu'on ne peut
admettre l'hypothèse de
courants violents ou d'un
flux anormal.
La profondeur moyenne
varie entre 1600 et 2000
brasses soit 10 à 12,000
pieds. Elle a été détermi-
née avec soin, en automne
dernier, par le lieutenant
BERRYMANN, qui a fait part
de ses observations à la
Société géographique de
Londres et de Berlin.
M. BERRYMANN a trouvé
que la profondeur de l'O-
céan avait un caractère
tout particulier; c'est celui
d'une régularité remar-
quable dans sa forme. Elle
varie à partir de l'Irlande,
entre 400 et 700 brasses
anglaises; arrive à 1518
brasses, atteint son maximum à 2170 brasses anglaises (deux milles
anglais et demi), à 50° 30' de latitude Nord sur 32° 30' de longitude Est
de Greenwich, s'élève ensuite assez régulièrement jusqu'à 1100 brasses,
et suit, en s'approchant des côtes de Saint-Jean, les variations qu'elle
éprouve près des côtes de l'Irlande.
Sur la plus grande partie de ce long parcours, se trouve situé un
banc de roches très-profond, qui semble on ne peut mieux approprié
à la pose d'un câble sous-marin, et qu'on a surnommé le Plateau télé-
graphique. Le câble une fois posé sur ce plateau, aucun courant ne
viendra plus le déranger.
§ 2. Nature et composition du câble sous-marin.
Une grande conductibilité étant nécessaire, le fil télégraphique est
en cuivre, fortement garanti par un tube de gutta-percha, amené à
une perfection telle qu'une fraction immergée dans l'eau pendant six
ans a été retirée aussi fraîche qu'au moment de son immersion.
Il n'a qu'un demi-pouce anglais d'épaisseur, et pèse 18 quintaux
par mille.
Le prix d'établissement d'un seul fil s'élèvera à 2,500 fr. par mille.
Le câble est de forme composée, comme le montre la figure ci-
dessous.
On a longtemps cherché si un câble simple, formé d'un Fil unique
renfermé dans une enveloppe isolante, analogue à celui qui joint la
Hollande avec l'Irlande, ne serait pas préférable à un câble composé.
En se reportantaux observations de M. BERRYMANN, on peut suppo-
ser, ajuste titre, que, vu la profondeur de l'Océan, des longueurs de
câble de 2 milles et demi, et plus même, ne se trouveraient pas entiè-
rement échouées ; elles seraient dès lors librement soumises à toute
l'intensité des courants du fond de la mer, cause probable d'un obsta-
cle sérieux à la transmission régulière le long du câble.
On a eu soin, dans la construction du câble, d'en mesurer l'élasticité,
de façon à prévenir tout entortillement, toujours nuisible à une libre
correspondance; le câble composé présente ensuite l'avantage de ne
causer aucune interruption dans le service en cas de rupture d'un fil,
par la raison qu'un autre fil se trouverait en état de le remplacer pour
la libre transmission des dépêches.
§ 3. Procédé d'immersion du câble.
L'établissement du câble de l'Amérique présentait une grande diffi-
culté que tous les procédés connus jusqu'alors ne résolvaient que d une
manière imparfaite : Elle était relative au mode d'immersion du câble.
L'ancien procédé consistait à placer le câble sur un vapeur, et à
l'immerger, à mesure qu'on cheminait le long de la ligne télégraphique
projetée. 11 touchait le fond de la mer en vertu de son propre poids.
Pour régler la vitesse d'immersion du câble (point très-important, pour
le faire descendre dans l'eau en ligne droite), on l'enroulait, après l'avoir
posé dans la partie arrière du bâtiment de transport, autour d'un ou
de plusieurs cylindres mobiles, qu'on faisait tourner avec une vitesse uni-
forme au moyen de treuils. Ces treuils consistaient en roues concentri-
ques aux cylindres, pourvues de manivelles, et qui tournaient simulta-
nément avec ces cylindres. Le câble, à mesure qu'il se déroulait,
passait à travers un orifice en tringles mobiles, fixé à l'extrémité du
bâtiment, et plongeait dans l'eau. Ce procédé était défectueux pour
plusieurs raisons :
1° Le câble s'usait par son frottement contre les bords de l'orifice et
les parois du bâtiment.
1857. — 8
IV 5. — Mai 1857.
PL. 25, 26, 27, 28.
Sommaire./ " . S'^"/
TEXTE. — Chronique. Le télégraphe transathptique,;deYâjencia àSaint-Jean-
de-Terre- Neuve.—Revue des chemins «le fer. ÛgaélçtitàoiHtfm àBusigny (Nord).
— Réseau Pyrénéen. — Chemin de fer de Saint-Rambert à Grenoble. — Notes et
Documents. Marquises et abris en fer des chemins de fer de l'Est. — Charpente en
bois, des écuries de la Compagnie Impériale des voitures de Paris. — Garde-corps éco-
nomiques en fer chantourné du chemin de fer de Saint-Germain-des-Fossés àRoanne.—
Revue Technologique. Note sur la préparation des traverses de chemin de fer.
MANCHES.—25-26. Marquise en feretentôle ondulée, des chemins de fer de l'Est.
. — 27. Charpente en bois des écuries de la Compagnie Impériale.—28. Garde-corps éco-
nomiques en fer chantourné, du chemin de fer de Saint-Germain-des-Fossés àRoanne.
CHRONIQUE.
_ lie Télégraphe Transatlantique
de Valencia (Irlande) à Saint-Jean-de-Terre-Neuve.
On s'occupe beaucoup en ce moment de la communication qui sera
prochainement établie entre l'Europe et le Nouveau-Monde au moyen
d'un câble sous-marin.
Nous avons résumé dans ce qui suit les principaux renseignements
que nous avons pu nous
procurer sur cette intéres-
sante question :
S 1. Trajet du câble. Pro-
fondeur de l'Océan.
La ligne choisie pour
faire traverser l'Océan aux
fils télégraphiques a envi-
ron 1640 milles anglais
(2,640 kilomètres) d'éten-
due d'un point extrême à
l'autre, c'est-à-dire de Va-
lencia sur la côte d'Ir-
lande, à Saint-Jean de
Terre-Neuve. Le fond de
la mer qui sépare ces
deux endroits, semble fait
exprès pour recevoir un
câble. Des recherches opé-
rées sur les matériaux
puisés au fond de l'eau,
prouvent, en effet, qu'il s'y
trouve des coquillages fort
délicats et des fossiles en
si bon état, qu'on ne peut
admettre l'hypothèse de
courants violents ou d'un
flux anormal.
La profondeur moyenne
varie entre 1600 et 2000
brasses soit 10 à 12,000
pieds. Elle a été détermi-
née avec soin, en automne
dernier, par le lieutenant
BERRYMANN, qui a fait part
de ses observations à la
Société géographique de
Londres et de Berlin.
M. BERRYMANN a trouvé
que la profondeur de l'O-
céan avait un caractère
tout particulier; c'est celui
d'une régularité remar-
quable dans sa forme. Elle
varie à partir de l'Irlande,
entre 400 et 700 brasses
anglaises; arrive à 1518
brasses, atteint son maximum à 2170 brasses anglaises (deux milles
anglais et demi), à 50° 30' de latitude Nord sur 32° 30' de longitude Est
de Greenwich, s'élève ensuite assez régulièrement jusqu'à 1100 brasses,
et suit, en s'approchant des côtes de Saint-Jean, les variations qu'elle
éprouve près des côtes de l'Irlande.
Sur la plus grande partie de ce long parcours, se trouve situé un
banc de roches très-profond, qui semble on ne peut mieux approprié
à la pose d'un câble sous-marin, et qu'on a surnommé le Plateau télé-
graphique. Le câble une fois posé sur ce plateau, aucun courant ne
viendra plus le déranger.
§ 2. Nature et composition du câble sous-marin.
Une grande conductibilité étant nécessaire, le fil télégraphique est
en cuivre, fortement garanti par un tube de gutta-percha, amené à
une perfection telle qu'une fraction immergée dans l'eau pendant six
ans a été retirée aussi fraîche qu'au moment de son immersion.
Il n'a qu'un demi-pouce anglais d'épaisseur, et pèse 18 quintaux
par mille.
Le prix d'établissement d'un seul fil s'élèvera à 2,500 fr. par mille.
Le câble est de forme composée, comme le montre la figure ci-
dessous.
On a longtemps cherché si un câble simple, formé d'un Fil unique
renfermé dans une enveloppe isolante, analogue à celui qui joint la
Hollande avec l'Irlande, ne serait pas préférable à un câble composé.
En se reportantaux observations de M. BERRYMANN, on peut suppo-
ser, ajuste titre, que, vu la profondeur de l'Océan, des longueurs de
câble de 2 milles et demi, et plus même, ne se trouveraient pas entiè-
rement échouées ; elles seraient dès lors librement soumises à toute
l'intensité des courants du fond de la mer, cause probable d'un obsta-
cle sérieux à la transmission régulière le long du câble.
On a eu soin, dans la construction du câble, d'en mesurer l'élasticité,
de façon à prévenir tout entortillement, toujours nuisible à une libre
correspondance; le câble composé présente ensuite l'avantage de ne
causer aucune interruption dans le service en cas de rupture d'un fil,
par la raison qu'un autre fil se trouverait en état de le remplacer pour
la libre transmission des dépêches.
§ 3. Procédé d'immersion du câble.
L'établissement du câble de l'Amérique présentait une grande diffi-
culté que tous les procédés connus jusqu'alors ne résolvaient que d une
manière imparfaite : Elle était relative au mode d'immersion du câble.
L'ancien procédé consistait à placer le câble sur un vapeur, et à
l'immerger, à mesure qu'on cheminait le long de la ligne télégraphique
projetée. 11 touchait le fond de la mer en vertu de son propre poids.
Pour régler la vitesse d'immersion du câble (point très-important, pour
le faire descendre dans l'eau en ligne droite), on l'enroulait, après l'avoir
posé dans la partie arrière du bâtiment de transport, autour d'un ou
de plusieurs cylindres mobiles, qu'on faisait tourner avec une vitesse uni-
forme au moyen de treuils. Ces treuils consistaient en roues concentri-
ques aux cylindres, pourvues de manivelles, et qui tournaient simulta-
nément avec ces cylindres. Le câble, à mesure qu'il se déroulait,
passait à travers un orifice en tringles mobiles, fixé à l'extrémité du
bâtiment, et plongeait dans l'eau. Ce procédé était défectueux pour
plusieurs raisons :
1° Le câble s'usait par son frottement contre les bords de l'orifice et
les parois du bâtiment.
1857. — 8
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