Î03 NOUVELLES ANNALES DE LA CONSTRUCTION. — AOUT 18Ô6. 10A
Circulation dans les rues de Condres.
200,000 persoones parcourent journellement, à pied, les rues de
Xondres.
Les omnibus font 7,600 courses.
15,000 persoones arrivent par les bateaux à vapeur.
Le nombre des voyageurs arrivant par les stations, près du pont de
Londres, qui, en 1850, était de 15,230 par jour, s’est élevé, en 1856,
au chiffre de 29,710.
Dans la même période, le nombre des voyageurs arrivant par la
station du sud-ouest s’est élevé de 3,350 par jour à 9,058.
Le nombre total des voyageurs arrivant et partant, en 1856, par
les différents chemins de fer, était aux stations :
De Blackwall (Fenchurch-Street) 8,166,000
De Paddington 1,600,000
De Schoreditts 1,163,000
De Caston-Square 970,000
De King’s-Gross 70(1,000
Le parlement, en se fondant sur ces chiffres, reconnaît l’urgence de
l’exécution d’un plan ayant pour but de dégager les rues de Londres,
et recommande à cet effet le percement de nouvelles communications
directes entre les différents points importants de la métropole, tels que
les stations, les docks, la Tamise et la poste.
Recette Journalière et moyenne des Omnibus de Paris.
(Juin 185&.)
Un omnibus de Paris reçoit par jour, en moyenne. . . 70fr. 92 c.
Un omnibus de la banlieue. . . 66 12
9
Etendue et prix moyen des chemins de fer du Canada.
En 1857, le Canada possédera 2,735 kilomètres de rail-ways livrés
à la circulation, ayant coûté 375 millions de francs. Cela met le prix
•moyen du kilomètre à 152,000 fr.
Importance du commerce des briques en Angleterre.
1,800,000,000 briques sont fabriquées chaque année en Angleterre.
Sur cette quantité totale, Manchester seule en consomme 130,000,000
et Londres à peu près autant.
En prenant 3 tonnes pour poids moyen du mille de briques (la
tonne vaut 1,016 kil ), il s’en fabriquerait annuellement un poids de
5,600,000 tonnes. Le capital employé peut être estimé 50,000,000 fr.
230 brevets d’invention se rattachent à cette industrie.
Comparaison entre les Planchers en bols et les
Planchers en fer.
Par M. TRËLAT, professeur de constructions civiles au Conservatoire impérial
des aits et métiers.
La méthode suivie par M. Trélat pour arriver à estimer, d’une manière
générale, les prix de revient relatifs des travaux en fer et des travaux en
bois à résistance égale, consiste à calculer d’abord la section de l’une et
de l’autre matière qui correspond à la charge de 1 kilogramme, lorsque
Ton est à la limite pratique admissible dans les constructions (1/10 de la
charge de rupture). On obtient ainsi 0niq,00,00,01,56 pour le bois, et
O""1,00,00,00,16,6 pour le fer. Ayant ces sections, on calcule le cube
correspondant à Tunité de longueur, puis le prix de revient de ce cube
en prenant pour base un prix moyen de 100 francs pour le mètre cube
de bois mis en place, et de 60 francs pour les 100 kilos de fer mis en
place (ce qui fait revenir le prix du mètre cube de fer à 6680 francs).
Pour appliquer ces résultats aux planchers en bois et en fer, il suffit
de rappeler qu’à charge verticale égale et à portée égale, les moments
de rupture des pièces doivent aussi être égaux, et que, par suite, d’une
manière approximative et dans le cas de sections semblables, il faut que
les sections et par suite les cubes à portée égale, soient dans le rapport
des chiffres 1,560 et 166, ce qui met les prix dans le rapport de 156 à
777 ou de 1 à 5.
Quand on donne au fer la section dite à double T, on sait qu’on
emploie environ trois fois moins de matière que dans le cas de la section
rectangulaire, et si l’on suppose que le bois comparé garde la section
rectangulaire, on arrive au rapport de 3 à 5.
Ajoutons toutefois que cette méthode ne peut donner que des résul-
tats très-approximatifs et qui seront souvent même en contradiction
avec les chiffres réels du commerce. Ces derniers dépendent en effet de
toutes les variations possibles de portée et d’équarrissage, de tous les
perfectionnements et de toutes les modifications imaginables des systè-
mes employés, de telle sorte qu’on ne peut réellement considérer les ré-
sultats du calcul que comme une sorte de moyenne à priori, bonne à
connaître comme tous les résultats théoriques, à litre de jalon et de
contrôle.
COMPARAISON ENTRE LES PLANCHERS EN BOIS ET LES PLANCHERS EN FER. •
BOIS.
FER.
CHARGE DE RUPTURE
par ceutimètre quarré.
'Rupture par écrasement. Bois, 600 k. à 900 k.; FER, 3200k. à 3800 k.; soit moyennem.
Rupture par traction. Bois, 450 k. à 710 k.; FER, 3600k. à 4100 k.; soit moyennem.
w Moyenne entre les charges de rupture par écrasement et par traction. .
750 kilog.
580 kilog.
665 kilog.
3500 kilog.
3850 kilog.
3675 kilog.
CHARGE PRATIQUE
par centimètre quarré
admissible
dans les oenstructions.
f gggk
Bois, 1/10 de la charge de rupture = -y^-.
| 3G75k
^FER, 1/6 de la charge de rupture = . .
| 65 kilog.
600 kilog.
SECTION INTÉRESSÉE à la résistance de 1 kilog. sur l’unité de longueur.
_ 1 centimètre quarré _ 1 centimètre quarré
Bois = — FER= — ; soit
65k , 600k
0,000 001 54 mètre quarré.
0,000 000 166 mètre quarré.
CUBE INTÉRESSÉ à la
PRIX
résistance de 1 kilog. sur l’unité de longueur
t d’un mètre cube de bois et d’un mètre cube de fer à 0f.60 le kilog., en place. . ... .
)de la résistance, les(n, . . , , ,(Bois, 0,000 000 154 mètre cubeX 100f
'OESSIS * ‘ U*U, 0.000 000 166 mètre cabeX4680>
[ tangulaires. ( Résistance de 1000 kilogr
0,000 001 54 mètre cube.
100 francs.
0,000 154 franc.
0,154 franc.
0,000 000 166 mètre cube.
4680 francs.
0,000 777 franc.
0,777 franc.
RAPPORT
entre le prix de revient
du bois et du fer
employés pour planchers,
à résistance égale.
154
/ Sections rectangulaires pour les bois et les fers,ou* « »
J Bois. Section rectangulaire
| FER. Section en double T employant environ trois fois moins de matière que la sec-
tion rectangulaire pour une résistance égale
1
! ■ 1
5
5
3
CONCLUSIONS.
Pour une même résistance, le PLANCHER EN FER coûte donc les 5/3 du PLANCHER EN BOIS, en appliquant les prix actuels de 100 francs par mètre cube, de bois et
de 60 centimes par kilogramme de fer en place. , , • a u , « u a
Les prix de revient s’égaliseraient, si le prix du fer baissait dans le rapport de 5 à 3, c’est-à-dire de 60 à 35 centimes le kilogramme, ou si le prix du bois montait (tans le
rapport de 3 à 5, c’est-à-dire de 100 fr. à 166 fr. le mètre cube. A certaines époques ces prix ont été atteints. A . . .
L’emploi du fer est dès à présent plus économique pour les grandes portées (10 mètres et au delà) où il faudrait employer des bois de 35 à 40 mètres d équarrissage, dont
le prix serait alors notablement plus élevé que 100 fr; Les planchers en fer ont d’ailleurs pour avantages propres une faible épaisseur et 1 incombustibilité.
Taris. — Imprimé par E. TBUNOT ét C», 56, rue Racine.
C. A. OPPERMANN, Ingénieur des Pont» et Chaussées, DIRECTEUR,
rue des Beaux-Arts, à Paris.
Circulation dans les rues de Condres.
200,000 persoones parcourent journellement, à pied, les rues de
Xondres.
Les omnibus font 7,600 courses.
15,000 persoones arrivent par les bateaux à vapeur.
Le nombre des voyageurs arrivant par les stations, près du pont de
Londres, qui, en 1850, était de 15,230 par jour, s’est élevé, en 1856,
au chiffre de 29,710.
Dans la même période, le nombre des voyageurs arrivant par la
station du sud-ouest s’est élevé de 3,350 par jour à 9,058.
Le nombre total des voyageurs arrivant et partant, en 1856, par
les différents chemins de fer, était aux stations :
De Blackwall (Fenchurch-Street) 8,166,000
De Paddington 1,600,000
De Schoreditts 1,163,000
De Caston-Square 970,000
De King’s-Gross 70(1,000
Le parlement, en se fondant sur ces chiffres, reconnaît l’urgence de
l’exécution d’un plan ayant pour but de dégager les rues de Londres,
et recommande à cet effet le percement de nouvelles communications
directes entre les différents points importants de la métropole, tels que
les stations, les docks, la Tamise et la poste.
Recette Journalière et moyenne des Omnibus de Paris.
(Juin 185&.)
Un omnibus de Paris reçoit par jour, en moyenne. . . 70fr. 92 c.
Un omnibus de la banlieue. . . 66 12
9
Etendue et prix moyen des chemins de fer du Canada.
En 1857, le Canada possédera 2,735 kilomètres de rail-ways livrés
à la circulation, ayant coûté 375 millions de francs. Cela met le prix
•moyen du kilomètre à 152,000 fr.
Importance du commerce des briques en Angleterre.
1,800,000,000 briques sont fabriquées chaque année en Angleterre.
Sur cette quantité totale, Manchester seule en consomme 130,000,000
et Londres à peu près autant.
En prenant 3 tonnes pour poids moyen du mille de briques (la
tonne vaut 1,016 kil ), il s’en fabriquerait annuellement un poids de
5,600,000 tonnes. Le capital employé peut être estimé 50,000,000 fr.
230 brevets d’invention se rattachent à cette industrie.
Comparaison entre les Planchers en bols et les
Planchers en fer.
Par M. TRËLAT, professeur de constructions civiles au Conservatoire impérial
des aits et métiers.
La méthode suivie par M. Trélat pour arriver à estimer, d’une manière
générale, les prix de revient relatifs des travaux en fer et des travaux en
bois à résistance égale, consiste à calculer d’abord la section de l’une et
de l’autre matière qui correspond à la charge de 1 kilogramme, lorsque
Ton est à la limite pratique admissible dans les constructions (1/10 de la
charge de rupture). On obtient ainsi 0niq,00,00,01,56 pour le bois, et
O""1,00,00,00,16,6 pour le fer. Ayant ces sections, on calcule le cube
correspondant à Tunité de longueur, puis le prix de revient de ce cube
en prenant pour base un prix moyen de 100 francs pour le mètre cube
de bois mis en place, et de 60 francs pour les 100 kilos de fer mis en
place (ce qui fait revenir le prix du mètre cube de fer à 6680 francs).
Pour appliquer ces résultats aux planchers en bois et en fer, il suffit
de rappeler qu’à charge verticale égale et à portée égale, les moments
de rupture des pièces doivent aussi être égaux, et que, par suite, d’une
manière approximative et dans le cas de sections semblables, il faut que
les sections et par suite les cubes à portée égale, soient dans le rapport
des chiffres 1,560 et 166, ce qui met les prix dans le rapport de 156 à
777 ou de 1 à 5.
Quand on donne au fer la section dite à double T, on sait qu’on
emploie environ trois fois moins de matière que dans le cas de la section
rectangulaire, et si l’on suppose que le bois comparé garde la section
rectangulaire, on arrive au rapport de 3 à 5.
Ajoutons toutefois que cette méthode ne peut donner que des résul-
tats très-approximatifs et qui seront souvent même en contradiction
avec les chiffres réels du commerce. Ces derniers dépendent en effet de
toutes les variations possibles de portée et d’équarrissage, de tous les
perfectionnements et de toutes les modifications imaginables des systè-
mes employés, de telle sorte qu’on ne peut réellement considérer les ré-
sultats du calcul que comme une sorte de moyenne à priori, bonne à
connaître comme tous les résultats théoriques, à litre de jalon et de
contrôle.
COMPARAISON ENTRE LES PLANCHERS EN BOIS ET LES PLANCHERS EN FER. •
BOIS.
FER.
CHARGE DE RUPTURE
par ceutimètre quarré.
'Rupture par écrasement. Bois, 600 k. à 900 k.; FER, 3200k. à 3800 k.; soit moyennem.
Rupture par traction. Bois, 450 k. à 710 k.; FER, 3600k. à 4100 k.; soit moyennem.
w Moyenne entre les charges de rupture par écrasement et par traction. .
750 kilog.
580 kilog.
665 kilog.
3500 kilog.
3850 kilog.
3675 kilog.
CHARGE PRATIQUE
par centimètre quarré
admissible
dans les oenstructions.
f gggk
Bois, 1/10 de la charge de rupture = -y^-.
| 3G75k
^FER, 1/6 de la charge de rupture = . .
| 65 kilog.
600 kilog.
SECTION INTÉRESSÉE à la résistance de 1 kilog. sur l’unité de longueur.
_ 1 centimètre quarré _ 1 centimètre quarré
Bois = — FER= — ; soit
65k , 600k
0,000 001 54 mètre quarré.
0,000 000 166 mètre quarré.
CUBE INTÉRESSÉ à la
PRIX
résistance de 1 kilog. sur l’unité de longueur
t d’un mètre cube de bois et d’un mètre cube de fer à 0f.60 le kilog., en place. . ... .
)de la résistance, les(n, . . , , ,(Bois, 0,000 000 154 mètre cubeX 100f
'OESSIS * ‘ U*U, 0.000 000 166 mètre cabeX4680>
[ tangulaires. ( Résistance de 1000 kilogr
0,000 001 54 mètre cube.
100 francs.
0,000 154 franc.
0,154 franc.
0,000 000 166 mètre cube.
4680 francs.
0,000 777 franc.
0,777 franc.
RAPPORT
entre le prix de revient
du bois et du fer
employés pour planchers,
à résistance égale.
154
/ Sections rectangulaires pour les bois et les fers,ou* « »
J Bois. Section rectangulaire
| FER. Section en double T employant environ trois fois moins de matière que la sec-
tion rectangulaire pour une résistance égale
1
! ■ 1
5
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3
CONCLUSIONS.
Pour une même résistance, le PLANCHER EN FER coûte donc les 5/3 du PLANCHER EN BOIS, en appliquant les prix actuels de 100 francs par mètre cube, de bois et
de 60 centimes par kilogramme de fer en place. , , • a u , « u a
Les prix de revient s’égaliseraient, si le prix du fer baissait dans le rapport de 5 à 3, c’est-à-dire de 60 à 35 centimes le kilogramme, ou si le prix du bois montait (tans le
rapport de 3 à 5, c’est-à-dire de 100 fr. à 166 fr. le mètre cube. A certaines époques ces prix ont été atteints. A . . .
L’emploi du fer est dès à présent plus économique pour les grandes portées (10 mètres et au delà) où il faudrait employer des bois de 35 à 40 mètres d équarrissage, dont
le prix serait alors notablement plus élevé que 100 fr; Les planchers en fer ont d’ailleurs pour avantages propres une faible épaisseur et 1 incombustibilité.
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rue des Beaux-Arts, à Paris.
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